Ampoules basse consommation interdites en 2020 !

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Ampoules basse consommation
interdites en 2020 !

Par Annie Lobé, journaliste scientifique.
Le 2 juin 2014, mis à jour le 1er septembre 2014.

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La génération précédente a banni le plomb. Serons-nous celle qui bannit le mercure ? La décision en a été prise l’année dernière. Dans six ans, il sera interdit de produire et de commercialiser des ampoules basse consommation. Mais pourquoi attendre 2020 ?.

Convention de Minamata signée par 140 États

Le 19 janvier 2013, les Nations unies ont recueilli à Genève les signatures de 140 États sur la convention dite « de Minamata » qui impose l’interdiction d’ici à 2020 des produits contenant du mercure, parmi lesquels figurent les ampoules basse consommation fluocompactes (LBC).[1]

Mais pourquoi cette convention n’inclut-elle pas le mercure présent dans les amalgames dentaires et dans les vaccins, principales sources d’intoxication en France et dans bon nombre d’autres pays, pour lesquels des alternatives existent ?

Et pourquoi les industriels ont-ils obtenu un délai jusqu’à 2020 pour que soient interdites la production, l’importation et l’exportation de tous les autres produits contenant du mercure ? Pour écouler les stocks ?

Cela n’est pas sans rappeler la dramatique affaire dite du « sang contaminé », dans laquelle le gouvernement français décida en juillet 1985 le déremboursement par la Sécurité sociale des poches de « facteur VIII » non chauffées destinées aux personnes atteintes d’hémophilie, une maladie du sang héréditaire se manifestant dès le plus jeune âge, caractérisée par un retard de coagulation et des hémorragies, et nécessitant des transfusions régulières. Les poches non chauffées de facteur VIII, produits plasmatiques concentrés en facteurs anti-hémophiliques, étaient susceptibles d’être contaminées par le VIH, virus du sida, ou Syndrome d’immunodéficience acquise, une maladie incurable et mortelle du fait de la destruction des lymphocytes T auxiliaires, qui favorise le développement d’infections opportunistes redoutables.[2]

Le déremboursement des poches de facteur VIII non chauffé stoppait de facto leur utilisation pour les transfusions en France, leur prix devenant prohibitif, mais permettait au laboratoire Pasteur Mérieux, qui détenait le monopole des exportations françaises de produits sanguins, de continuer à les écouler en Irak, en Tunisie, en Libye, en Grèce, au Portugal, en Argentine et ailleurs. Et cela, même après l’interdiction absolue de leur distribution en France.[3]

L’aspect international de ce gigantesque scandale est passé quasiment inaperçu en France. Pourtant, si les produits ont été d’abord déremboursés, puis interdits en France, c’est que leur dangerosité était connue. Tout le monde savait que le facteur VIII non chauffé pouvait contenir, et donc transmettre, le virus du sida. C’est d’ailleurs par les hémophiles multi-transfusés que l’hypothèse de la transmission du sida par le sang a été soulevée pour la première fois.[4] Il était donc criminel de l’exporter pour écouler les stocks jusqu’à la dernière goutte, au motif que « les pays destinataires n’avaient pas d’exigence particulière quant à la qualité des produits finis ».

Trente ans plus tard, combien d’enfants hémophiles, combien de malades transfusés à l’étranger sont morts ? Combien souffrent encore ?

En Irak, plus de 300 victimes ont été contaminées par le facteur VIII de Pasteur Mérieux. 17 survivants. En Argentine, 193 hémophiles ont été contaminés. Après avoir écoulé 9 800 poches de facteur VIII non chauffées, Alain Mérieux, lui, coule toujours des jours heureux et sereins, tandis que 200 procédures sont toujours en attente devant la Cour administrative d’appel de Lyon. S’agit-il d’une nouvelle forme de terrorisme d’État inventé par la France ?

On note qu’en janvier 2013, la France a fait exactement la même chose avec les pilules contraceptives de 3ème génération,[5] soupçonnées de provoquer de très graves accidents vasculaires (phlébites), y compris chez de très jeunes filles. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a décidé de les dérembourser, suivant l’exemple de Georgina Dufoix, qui fut ministre de la Santé de 1984 à 1986 et prononça dans l’émission 7 sur 7 d’Anne Sinclair sur TF1 la phrase restée dans toutes les mémoires à propos de l’affaire du sang dans laquelle elle était mise en cause : « Responsable, mais pas coupable ».

En Irak, attendant d’hypothétiques indemnisations du laboratoire Sanofi, qui a racheté Pasteur Mérieux, les victimes survivantes et les familles des victimes décédées ont toujours leurs yeux pour pleurer. Il semblerait que la même logique prévale concernant les produits au mercure, dont les ampoules basse consommation.









[2]  Dictionnaire des termes de médecine, Garnier Delamare,
23ème édition, Maloine, 1992, ISBN 2-224-02125-9.




[3]  Sang contaminé : l’autre scandale. Film documentaire
de Marie-Ange Poyet (49 min, 2012).








[4]    Les sombres précurseurs, une sociologie pragmatique de l’alerte et du risque, Francis Chateauraynaud et Didier Torny, éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2005, ISBN 0249-5619, p. 409.















[5] Communiqué de Marisol Touraine le 2 janvier 2013. Déremboursement effectif le 31 mars 2013.














L’air ambiant contaminé au mercure

Le mercure contenu sous forme de vapeur dans les ampoules basse consommation fluocompactes se retrouve dans l’air ambiant domestique par les fuites qui se produisent au cours de l’utilisation normale. Le Syndicat de l’éclairage, interrogé par Rue89.com, affirme qu’il y a « moins de mercure » dans les vieilles lampes (voir ci-dessus l’article : « Les perles de la presse », p. 4). Conclusion : la jonction entre le verre de la lampe et le culot contenant le ballast électronique n’est pas parfaitement étanche, ce qui permet au gaz de mercure de s’échapper. Et, bien entendu, la pollution mercurielle de l’air est très importante lors du bris accidentel d’une ampoule (même article, p. 2. Voir aussi l’article « Lumière Toxique » ci-dessus, p. 2-3).

Une pollution mercurielle importante de l’air ambiant est inévitable dans les magasins commercialisant ces ampoules – et les collectant en tant que déchets –, c’est-à-dire quasiment tous les commerces alimentaires : supermarchés et hypermarchés, ainsi que dans les lieux récemment rénovés où elles sont utilisées pour l’éclairage, comme les pharmacies, les agences bancaires etc., où il suffit de lever les yeux pour compter 30 à 40 ampoules basse consommation fluocompactes accrochées au plafond.

Autant dire que, du fait de leur très grande utilisation, nous sommes cernés par le gaz de mercure.

Or, le mercure provoque deux maladies redoutables et incurables : l’autisme et la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’une autre maladie invalidante, l’électro-hypersensibilité : les symptômes provoqués par l’intoxication au mercure apparaissent en cas d’exposition électromagnétique, du fait de la suppression de la mélatonine, une hormone dont les effets protecteurs contre le mercure sont bien documentés.[6]
[6] La mélatonine et le sommeil, SantéPublique éditions.



Mercure et autisme

L’hypothèse que l’autisme est une pathologie liée à une intoxication au mercure in utero ou pendant les premiers mois de la vie est étayée par des études.[7] Des cas d’autisme ont été documentés dans les deux conditions suivantes : travaux dentaires chez la femme enceinte (pose ou dépose d’amalgames dentaires) et vaccination (vaccins contenant du thimerosal, un dérivé du mercure, ou vaccin ROR).

De plus, l’exposition au mercure in utero est associée à une diminution du QI.
Le mercure présent dans l’organisme de la mère est excrété dans le lait maternel.

L’autisme, qui survient généralement vers l’âge de deux ans et dont les symptômes sont l’absence (ou l’anormalité) du langage et l’isolement, pouvant être accompagnés de troubles gastro-intestinaux majeurs, est une maladie incurable qui transforme en calvaire la vie de la famille.

C’est donc l’ensemble des femmes en âge de procréer qu’il faut préventivement protéger contre toute exposition au mercure.

[7] Présentées dans le livre écrit par la mère d’un enfant autiste, Marie Christine Dépréaux Autisme, une fatalité génétique ? L’enquête d’une mère. Embourg (Belgique), Testez éditions, Marco Pietteur, Avril 2007, ISBN 2-87461-035-6,
p. 73-106 : « Présence anormale de métaux lourds chez les autistes ».
















Mercure et maladie d’Alzheimer

Cette maladie atteint presque 2 % de la population totale avec un million de cas estimés, et les projections sur l’avenir sont sombres (2 millions de cas en 2020).

Dans un document publié en 2007[8] citant de nombreuses études scientifiques, le professeur André Picot, toxicochimiste, et Marie Grosman, biologiste, présentent le mécanisme d’action du mercure en tant que facteur étiologique (causal) de la maladie d’Alzheimer :

« Le mercure métallique sous forme de vapeurs provenant des amalgames dentaires est inhalé, puis transféré à 80 % dans le sang, où il peut être oxydé. Il traverse la barrière hémato-encéphalique (BHE) grâce à sa lipophilie partielle. Au niveau des cellules gliales (cellules nourricières et protectrices des neurones), il est  oxydé par le peroxyde d’hydrogène (eau oxygénée) en présence d’une peroxydase, la catalase, et transformé en final en cations mercuriques (Hg2+), incapables de retraverser la BHE. Bloqué sous forme de complexes insolubles avec les composés biologiques soufrés, le mercure inorganique s’accumule alors peu à peu dans le cerveau pour des années voire des décennies. Le mercure est donc un toxique cumulatif (phénomène de bioaccumulation), tout comme le sont des éléments proches : plomb, bismuth, cadmium,… (métaux traces toxiques). Ce sont donc les cations mercuriques accumulés dans le cerveau qui sont responsables des effets délétères consécutifs à l’inhalation de vapeurs de mercure. Il a bien été démontré que l’imprégnation mercurielle du cerveau est corrélée au nombre d’amalgames. (…) le cerveau des personnes possédant un nombre moyen d’amalgames (5 à 15 surfaces) contient 2 à 3 fois plus de mercure que celui des personnes en possédant peu (0 à une surface). »

André Picot cite les travaux de l’équipe de Boyd Haley permettant d’expliquer les mécanismes moléculaires impliqués dans la neurodégénérescence caractéristique de la maladie d’Alzheimer, consécutifs à une exposition continue à de faibles doses de vapeur de mercure : le mercure joue un rôle dans l’inactivation des protéines Tau et l’apparition d’amas de neurofibrilles, ce qui provoque la mort neuronale, ainsi que dans l’accumulation de la protéine ß-amyloïde (PbA) insoluble et neurotoxique, constituant les plaques séniles. Les effets délétères du mercure sont supérieurs à ceux de l’aluminium, du zinc, du fer et même du plomb.

De plus, « le cerveau des malades d’Alzheimer possède des concentrations mercurielles plus élevées que celui des témoins, notamment dans le noyau basal de Meynert, région centrale du cerveau où la dégénérescence neuronale est la plus marquée dans cette pathologie. D’autre part, ces malades ont dans la majorité des cas un taux de mercure sanguin 2 à 3 fois plus élevé que celui des témoins. La concentration du mercure sanguin est de plus corrélée à la quantité de protéines ß-amyloïde déposées ».

L’effet protecteur de l’hormone mélatonine sur les neurones « contre l’action oxydante des cations mercuriques » provient de ce qu’elle est « douée d’activité antioxydante ».

Des perturbations impliquant le glutamate et d’autres processus de biochimie cellulaire sont expliqués, ainsi que le mécanisme de détoxication du mercure par l’apolipoprotéine E, dont il existe différents types génétiquement déterminés : certaines personnes exposées au mercure parviennent à l’éliminer plus ou moins complètement et ne sont pas atteintes par ses effets délétères, tandis que d’autres, qui ne l’éliminent pas ou moins bien, en sont atteintes.

En tout état de cause, une personne incapable d’éliminer le mercure ne sera jamais atteinte par ses effets délétères si elle n’y est pas exposée ! Or, dans les pays industrialisés, il est difficile de ne pas l’être ou de ne pas l’avoir été in utero.

C’est pourquoi les centaines de millions de lampes fluocompactes au mercure déjà installées dans le monde entier doivent être retirées le plus rapidement possible, sans qu’aucune LBC supplémentaire ne soit ajoutée et cela dès aujourd’hui, sans attendre 2020 !

[8]  http://atctoxicologie.free.fr/archi/bibli/MercureDentaireAlzheimerAPMG11207.pdf, à consulter aussi sur www.santepublique-editions.fr dans la quatrième partie de l’article Le Coût d’État des gadgets sans fil, note n° 116.
































































Mercure et électro-hypersensibilité

Tous les électro-hypersensibles sont, ou ont été, porteurs d’amalgames dentaires. Couramment appelés « plombages », ces obturations de caries sont en réalité composées de mercure,[9] un élément neurotoxique à des doses infinitésimales (voir lesquelles dans la pétition contre les ampoules basse consommation fluocompactes, ci-après).

La raison en est simple : le mercure est un neurotoxique qui se stocke dans nos cellules et perturbe leur fonctionnement, mais contre lequel la mélatonine, une hormone sécrétée uniquement la nuit, a un effet protecteur. L’exposition électromagnétique a pour effet d’empêcher la sécrétion de mélatonine.[10] Lorsqu’elles sont en déficit de mélatonine et privées de son effet protecteur, les personnes intoxiquées au mercure sont atteintes des troubles provoqués par celui-ci.

Pour certains, les troubles se sont déclenchés au moment de la dépose de leurs amalgames : si elle n’est pas pratiquée suivant un protocole très strict, cette opération engendre une intoxication maximale au mercure.

Troubles du sommeil, maux de têtes, réactions cutanées, troubles de la concentration et de la mémoire, nausées, fatigue, vertiges, acouphènes, troubles de la vision, troubles cardiaques, etc. : le calvaire des électro-hypersensibles vient de ce que nulle part, ils ne peuvent se placer hors de l’atteinte de ces ondes et de leurs champs électromagnétiques qui traversent les murs, qui sont invisibles, inaudibles, inodores et intouchables, et pour lesquelles ils ont pourtant développé, à leur insu et à leur corps défendant, un désagréable système de détection : leurs malaises (voir le test Êtes-vous trop exposé(e) aux ondes et ses résultats sur www.santepublique-editions.fr, ou demander par courrier postal à SantéPublique éditions, 2, Boulevard Vauban, 66210 Mont-Louis).

Avec 45 millions de porteurs d’amalgames dentaires en France, ce sont 70 % de la population qui sont menacés[11] à mesure que s’accroît l’exposition électromagnétique globale. En effet, bien avant le déclenchement des premiers troubles liés à l’électro-hypersensibilité, ces mêmes troubles avaient été décrits en lien avec l’intoxication au mercure due aux amalgames dentaires.[12]

[9]  “340 tonnes de mercure sont utilisées chaque année en dentisterie”, au niveau mondial. UNEP (2013) Global Mercury Assessment, p. 10. (Programme des Nations Unies pour l’Environnement).




[10]  Lobé A (2007) La fée électricité : fée ou sorcière ? Pourquoi et comment éliminer l’électropollution chez soi Mont-Louis, SantéPublique éditions, ISBN 978-2-9166-5302-0, chapitre 6, p. 63-83 : « La précieuse mélatonine ». Voir aussi la conférence audio La mélatonine et le sommeil.



















[11]  Hallberg Ö, Oberfeld G (2006) Letter to the Editor : Will We All Become Electrosensitive ?, Electromagnetic Biology and Medicine, 25 : 189-191.


[12]  Université de Kiel (2002) Amalgames dentaires, un problème de santé publique. Embourg (Belgique), Marco Pietteur, ISBN 2-87211-044-5.

CSTB : Faites ce que je dis, pas ce que je fais

Des ingénieurs de Supelec et du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ont abondamment critiqué la vidéo que j’ai mise en ligne en 2009 pour révéler les graves inconvénients des LBC et recommander de ne pas les utiliser.[13]

Las ! Un rapport confidentiel de ces mêmes ingénieurs, présenté en mai 2008, révélait qu’à l’allumage, ces lampes émettent un pic de radiofréquences jusqu’à 380 volts par mètre, bien supérieur aux valeurs mesurées par Pierre Le Ruz, directeur scientifique du Criirem, premier détracteur de ces ampoules auquel il est fait référence dans la vidéo, et qui avait lancé l’alerte en août 2007.

De surcroît, ces ingénieurs ont prétendu que les mesures dans la vidéo étaient mal faites car effectuées trop près, alors qu’ils ont eux-mêmes effectué des mesures à des distances similaires. Ce rapport prouvant le caractère fallacieux de leurs critiques ultérieures est consultable sur www.santepublique-editions.fr.

Une anecdote est plus qu’éclairante à ce sujet. La scène s’est déroulée en 2010 à la caisse d’un supermarché biologique. Après avoir engagé de façon anonyme la conversation avec une jeune mère sympathique, j’apprends que celle-ci travaille au CSTB, l’organisme qui emploie également l’ingénieur François Gaudaire, à la fois co-auteur du rapport secret de 2008 et l’un des principaux contempteurs de ma vidéo. Cette jeune femme précise qu’elle travaille au service formation du CSTB.

Je lui demande : « Vous avez des ampoules basse consommation chez vous ? » Sa réponse fuse : « Oui, j’en avais, mais je les ai toutes enlevées ! »

Faisant fi de la version officielle diffusée par l’organisme qui l’emploie, cette jeune maman précautionneuse a donc opté pour la protection maximale que je préconise. Qui sait ? Elle a peut-être bénéficié d’informations internes de première main ?

[13]    Voir la vidéo d’Annie Lobé Champs magnétiques émis par les ampoules basse consommation sur www.santepublique-editions.fr.






























Il faut bannir le mercure sans attendre 2020

La première société à avoir commercialisé les ampoules basse consommation fluocompactes est Osram, une filiale de Siemens. Alchimiste d’un genre nouveau, qui au lieu de chercher à transmuter le mercure en or, a réussi à le transformer en mort ?
Au XXème siècle, Siemens aida Hitler et son Holocauste. Avec les LBC, le génocide est différé et les futures victimes achètent elles-mêmes et installent à domicile le matériel d’auto- destruction. C’est beaucoup plus sournois, mais c’est efficace. Celui qui donne
la mort, ne la donne pas. Il la vend. Les personnes suffisamment informées pour boycotter ces produits se croient épargnées, mais ce n’est pas le cas car la pollution mercurielle globale de la planète augmente de façon irréversible.

La génération précédente a mis fin à l’utilisation du plomb. Soyons celle qui met fin à l’utilisation du mercure ! Puisque des alternatives existent (composites dentaires, ampoules à incandescence, reformulation des vaccins) n’attendons pas 2020 pour éliminer le mercure de tous produits de consommation courante ! Faisons-le dès à présent ![14]

[14] Une pétition à adresser au Premier ministre Manuel Valls est en ligne sur www.santepublique-editions.fr pour demander l’interdiction de l’importation et de la commercialisation des ampoules basse consommation et la ré-autorisation des ampoules à incandescence jusqu’à 60 watts.

LED et halogènes basse consommation :
les fausses solutions

Au lieu de revenir aux ampoules à incandescence, qui n’ont que le défaut de produire une belle lumière et un peu de chaleur, les industriels veulent imposerles LED,[15] qui présentent également plusieurs inconvénients majeurs.

Premièrement, leur utilisation sur le secteur en courant alternatif à 220 Volts requiert un transformateur, car une LED fonctionne initialement en 12 Volts.

Problème : cet indispensable transformateur émet inévitablement des champs magnétiques de 50 Hertz, évalués en 2001 par le Centre international de recherche sur le cancer, dépendant de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS), qui les a classés dans la catégorie des « cancérogènes possibles ».[16]

Deuxièmement, des terres rares (cérium, terbium, gadolinum) sont nécessaires à leur fabrication. Ces éléments sont obtenus en raffinant le minerai brut faiblement radioactif qui les contient au moyen de bains d’acide, de lessivage et de cuisson au four, une grande quantité d’acide étant utilisée pour cette opération extrêmement polluante. Chez les riverains de l’usine de traitement de terres rares de Bukit Merah, en Malaisie, des cas de leucémie et de malformations natales attribués à la radioactivité ont été observés.[17]

Troisièmement, ces lampes sont nocives pour les utilisateurs, et ce pour deux raisons pointées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans son avis du 26 octobre 2010.[18]

Premièrement, la composante bleue de la lumière émise par les LED (méthode la plus rentable économiquement et la plus utilisée) est toxique pour la rétine et les normes en vigueur sont inadaptées pour protéger les populations exposées.

Deuxièmement, il existe un risque lié à l’éblouissement : « En raison du caractère ponctuel de leur surface d’émission, les LED peuvent présenter des luminances 1000 fois plus élevées » que la valeur au-delà de laquelle on subit un éblouissement d’inconfort.

La mise en garde concerne particulièrement les enfants, les personnes atteintes de maladies oculaires et les professionnels particulièrement exposés : installateurs éclairagistes et métiers du spectacle.

C’est si grave que l’Anses recommande de « restreindre leur mise sur le marché et de n’autoriser que des LED ne présentant pas plus de risques que les autres éclairages ».

Autrement dit, elle préconise le retrait du marché et l’interdiction des LED les plus répandues et une modification de la norme EN 62 471.

Deux ans et demi plus tard, « un programme de travail international visant à contrôler la qualité et l’efficacité des éclairages à base de LED », attendu pour fin 2011 et confié à un certain Marc Fontoynont, directeur du Laboratoire des sciences de l’habitat à l’ENTPE (École nationale des travaux publics de l’État), est toujours… attendu, et aucun avant-projet visant à faire évoluer la norme n’a vu le jour, tandis que les professionnels continuent sans vergogne à promouvoir leurs produits avec la complicité de quelques écologistes qui se gardent d’expliquer au public qu’il ne faut surtout pas les acheter.[19]

Dans un pays comme la France où plus de 800 000 enfants naissent chaque année, les gens assez informés n’auront qu’à ne pas regarder les lampes LED en face pour ne pas être éblouis ni avoir la rétine endommagée !?! Et tant pis pour les autres !?!

Quant aux ampoules halogènes à basse consommation, leur capsule contient un gaz dérivé du fluor, toxique pour les voies respiratoires. Ce gaz se retrouvera un jour ou l’autre dans l’environnement, lorsque l’ampoule cassée sera comprimée dans la benne à ordures ou dans l’incinérateur. Pis, en cas de bris du bulbe qui entoure cette capsule, la lampe continuant de fonctionner, si un utilisateur a le malheur de poser le doigt directement sur la capsule chaude, elle explose ! La mise en garde sur l’emballage consiste uniquement en un pictogramme abscons, sans aucune explication circonstanciée pourtant nécessaire, compte tenu de la gravité du risque.

[15] Light Emitting Diode. Une LED est un semi-conducteur électronique qui ne nécessite qu’un très faible apport d’énergie pour émettre de la lumière.








[16] CIRC (2002) Non-Ionizing Radiation, Part 1 : Static and Extremely Low-Frequency (ELF) Electric and Magnetic Fields, ISBN 92-832-1280-0.
Voir aussi La fée électricité : fée ou sorcière ? op. cit., Chapitre 3 : « Cancérogènes possibles pour l’Homme, selon l’OMS ». p. 29-35.





















































Réduire la durée d’éclairage pour réduire la facture

Il n’est donc pas de meilleure solution d’éclairage que de revenir aux ampoules à incandescence, quitte à réduire leur nombre et surtout leur durée d’utilisation pour réduire la consommation électrique.

Ainsi « dans les années 1960, il y avait l’éclairage permanent, qui restait allumé toute la nuit, et l’éclairage complémentaire (un lampadaire sur deux) qui s’éteignait automatiquement à minuit », se souvient Daniel, aujourd’hui retraité.

Et en 1973-74, dans cette France qui n’avait « pas de pétrole, mais des idées »,[21] et seulement 500 000 chômeurs, les émissions de TV finissaient à 23 heures sauf les samedis, dimanches et fêtes, et la publicité lumineuse était interdite entre 22 heures et 7 h.[22]

Pour réduire significativement la consommation, de semblables mesures pourraient être réintroduites, en commençant, par exemple, par une interruption des programmes TV entre 2 h et 5 h du matin, puis en allongeant peu à peu la durée de cette interruption.

L’interdiction de l’allumage des enseignes commerciales entre 1 heure et 6 heures du matin a été promulguée le 30 janvier 2012, à effet du 1er juillet 2012.[23] C’est utile, mais pas suffisant.

Ce sont surtout les particuliers qui devraient connaître l’importance de réduire la durée d’éclairage, pour leur santé physique (la précieuse mélatonine protectrice n’étant pas sécrétée tant que la lumière artificielle est allumée la nuit) et pour leur santé financière.

Avec une augmentation de 15,5 % en deux ans des tarifs EDF, entre le 1er janvier 2012 et le 1er janvier 2014[24], réduire significativement notre durée d’éclairage, de même que l’ensemble de notre consommation électrique n’est pas seulement une nécessité pour notre santé, mais aussi pour notre porte-monnaie.

Une première étape consiste à identifier les appareils qui consomment le plus. C’est possible, grâce à un tableau en ligne sur www.santepublique-editions.fr, rubrique Combien consomment vos appareils ? dans lequel vous saisissez la puissance de chacun de vos appareils (obligatoirement indiquée sur le produit) et sa durée d’utilisation. Le montant annuel en euros de la consommation de chaque appareil s’affiche automatiquement. Cela permet d’identifier les gros et petits postes de dépense.

Une deuxième étape consiste à distinguer les appareils indispensables et ceux qui ne le sont pas.

Par exemple, que répondez-vous à la question : quel est le seul objet vraiment indispensable à prendre avec soi quand on quitte son logement ?

La réponse est : la clé de la porte d’entrée !

Dans le même ordre d’idée, se poser la question : Quels sont les appareils indispensables ? permet ensuite de limiter volontairement l’utilisation de ceux qui ne sont pas indispensables.

En faisant ces choix, celles et ceux qui refusent l’électricité nucléaire feront diminuer
la consommation électrique des particuliers, ce qui aura une importance significative car elle représente aujourd’hui 70 % de la consommation totale française selon une affirmation faite le 15 mai 2014 lors de l’Assemblée générale des actionnaires par le Pdg d’EDF, Henri Proglio.

Il prévoit qu’en raison des nouveaux usages domestiques (ordinateurs + box wifi + box TV + téléphone d’intérieur DECT + téléphone portable en charge + TV allumée, etc.), cette consommation va encore augmenter. Faisons-le mentir en réduisant volontairement la durée d’utilisation de nos appareils non indispensables !

Voici quelques astuces :

  • réduire la puissance du compteur électrique et utiliser les appareils alternativement plutôt que simultanément, pour écrêter les pics de consommation ;
  • utiliser un téléphone filaire qui se branche uniquement sur une prise téléphonique et un modem filaire pour la consultation d’Internet (une box wi-fi consomme environ 150 kWh/an, soit 20 ¤ ; déconnecter la wi-fi la nuit ne suffit pas, il faut aussi débrancher la prise électrique de la box. On peut aussi débrancher tous les appareils électriques la journée pendant notre absence. Un chargeur de portable branché en permanence consomme même lorsque le portable n’est pas en charge).
  • diminuer le nombre de points lumineux ;
  • opter pour des loisirs ne consommant pas d’électricité : lecture de livres, mots croisés, dessin, écriture, promenade, pratique sportive… ;
  • lire et coudre quand il fait jour ;
  • dormir quand il fait nuit.
  • Respecter le rythme jour/nuit que la planète nous imprime par sa rotation autour du soleil est une façon totalement gratuite de prendre soin de soi et de préserver sa santé, car le corps et le cerveau se réparent pendant le sommeil.[25]

Difficultés d’endormissement, sommeil nocturne entrecoupé, réveil trop matinal sans pouvoir se rendormir avant l’heure fatidique du lever, endormissement devant la télévision ou coucher de plus en plus tardif : ceux qui veulent se libérer de l’une de ces habitudes néfastes trouveront des informations essentielles dans les publications suivantes : La mélatonine et le sommeil (conférence sur CD audio) et La fée électricité : pourquoi et comment éliminer l’électropollution chez soi (livre).

Texte mis à jour le 2 juin 2014 à partir de l’article Le Coût d’Etat des gadgets sans fil, consultable en ligne sur www.santepublique-editions.fr. ou sur commande par correspondance à SantéPublique éditions, 2, Boulevard Vauban, 66210 Mont-Louis. Prix TTC : 8 € + port 2,20 €. Un catalogue des publications vous sera adressé sur demande à cette adresse.

[21] Le slogan “En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées” avait pour objectif de motiver les Français à faire des économies d’énergie…


[22] Un Premier ministre dans le choc pétrolier (octobre 1973 - mars 1974) par Pierre Messmer, p. 34. http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/33703/ANM_1994_31.pdf?sequence=1











[24] Voir le tableau « Prix TTC du kWh option Base du Tarif Bleu EDF pour une puissance de 6kVa sur www.santepublique-editions.fr, rubrique Comment réduire votre facture d’électricité.









































































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Par quoi remplacer les ampoules basse consommation fluocompactes ?
Écouter la réponse d’Annie Lobé concernant les ampoules LED et les ampoules halogènes basse consommation
Le 25 mars 2011 mis à jour le 15 avril 2011 (10 min)

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