Annie Lobé écrit à Ségolène Royal,

Ministre de L’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie
le 16 juin 2014, le 13 octobre 2014,
le 7 août 2015 et le 3 novembre 2015

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Lettre du 3 novembre 2015 envoyée à Ségolène Royal, à Laurent Fabius et à François Hollande


Lettre du 7 août 2015 envoyée à Ségolène Royal et à 19 autres ministres


Lettre du 13 octobre 2014 à Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, par Annie Lobé


Lettre du 16 juin 2014 à Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, par Annie Lobé


   Lettre ouverte à
   Déposée par porteur

Le lundi 13 octobre 2014


Madame Ségolène Royal
Ministre de l’Écologie,
du Développement durable et de l’Énergie
246, boulevard Saint-Germain
75007 PARIS

   Télécharger cette lettre

  Objet :   - Prolongation des centrales nucléaires au-delà de 40 ans
- Compteur dit “intelligent” Linky
- 26 millions de tonnes de fioul lourd disparaissent annuellement au niveau mondial
   mieux vaut rouvrir les centrales électriques fonctionnant au fioul lourd que de
   le dégazer en mer !
- La chaleur dégagée par les réacteurs nucléaires, principal contributeur du
   réchauffement des océans et des températures relevées.

Madame la Ministre,

Vous présentez après-demain en Conseil des ministres votre projet de loi sur la transition énergétique.

Les députés voteront, demain mardi 14 octobre 2014, votre loi appelée « Transition énergétique et croissance verte ».

La loi qui portera votre nom prévoit la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans.

J’ai rencontré celui qui a mis en place le système de maintenance à Fessenheim. Il m’a dit : « Lorsque nous avons construit les centrales, c’était pour une durée de fonctionnement de 25 ans. »

Il y a une preuve architecturale de la véracité de cette affirmation : les architectes de l’ensemble du parc nucléaire français ont choisi le béton brut comme matériau de construction des bâtiments réacteur sans les mettre « hors d’eau », c’est à dire à l’abri de l’eau de pluie par un toit étanche.

Tous les professionnels du bâtiment vous confirmeront que ce type de construction n’est pas fait pour durer 40, 50 ou 60 ans. Or, l’enceinte de confinement est impossible à remplacer.

De plus, la prolongation des centrales est une aberration économique parce que :

  • soit, le coût des réparations rend inaccessible la rentabilité si le prix de vente de l’électricité reste stable,

  • soit, l’augmentation du prix de vente de l’électricité nécessaire pour atteindre la rentabilité rend la production d’électricité nucléaire plus chère que celle des énergies renouvelables.

Il en est ainsi à Fessenheim :

La vente de l’électricité générait en 2009 un chiffre d’affaires de 152.000 euros par réacteur et par jour. Le coût de remplacement des générateurs de vapeur a été de 104 millions d’euros.  L’arrêt de 210 jours nécessaire pour mener à bien les travaux a généré un manque à gagner de 32 millions d’euros. La centrale a dû fonctionner pendant 2,5 ans pour payer cette réparation (894 jours).

(Vous trouverez plus d’informations et mes références dans le diaporama sur le vieillissement des centrales en ligne à l’adresse suivante : http://www.santepublique-editions.fr/le-vieillissement-des-centrales-nucleaires-francaises.html.)

Lors de la séance du 8 octobre, le député EELV Denis Baupin a déclaré que les deux réacteurs de la doyenne des centrales, Fessenheim, 36 ans, sont actuellement à l’arrêt. L’un, dans le cadre d’un arrêt de tranche prévu pour la maintenance. L’autre, depuis cinq jours, mais « On ne sait pas pourquoi », a-t-il dit. L’AFP a pourtant publié une information à ce sujet : le motif de l’arrêt est la « surconsommation d’eau ». Autrement dit, il y a des fuites !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette panne met sérieusement à mal l’affirmation du député PS Marc Goua, auteur du rapport du 30 septembre 2014 sur la fermeture « anticipée » de Fessenheim, pour laquelle EDF essaie de soutirer à l’état 5 milliards d’euros après en avoir investi 280 millions – beau retour sur investissement ! –, selon laquelle à la suite de cet investissement, Fessenheim aurait « atteint son plus haut niveau de sécurité depuis sa mise en service » ! Entre 2013 et 2014, cette centrale est d’ailleurs repassée en tête du nombre d’incidents par réacteur (voir le diaporama).

Cette centrale est à bout de souffle, elle le manifeste au moment opportun et vous n’en tiendriez pas compte ? Accordez-lui une retraite bien méritée ! Les personnels seront maintenus sur place pour mettre en œuvre son démantèlement (il y en a pour 40 ans, la plupart seront à la retraite bien avant que le démantèlement soit terminé…)

Le Pdg d’EDF Henri Proglio, ainsi que l’a rappelé le député UMP Julien Aubert lors de la séance du 8 octobre 2014 à l’Assemblée nationale, estime que le « grand carénage » des centrales « ne peut s’envisager que dans la perspective d’une prolongation jusqu’à 50 ans », voire 60 ans. On voit bien que Monsieur Proglio ne connaît rien au nucléaire, car il est impossible de remplacer la cuve du réacteur et elle ne peut pas encaisser aussi longtemps les bombardements neutroniques sans se fissurer.

En outre, comme vous l’avez rappelé, ainsi que Monsieur Baupin, lors de la séance du 8 octobre, le prix de vente du mégawatt/heure de nucléaire neuf issu de l’EPR est d’ores et déjà supérieur (110 euros) à celui de l’éolien terrestre (80 euros).

Il n’y a donc aucun intérêt économique, ni à procéder à ce « grand carénage » pour prolonger les vieux réacteurs, ni à construire de nouveaux réacteurs.

Puisque vos débats avec les députés dans l’hémicycle sont restés centrés sur des questions financières, permettez-moi de vous faire observer que compte tenu de sa dette, la France n’a pas les moyens de s’offrir un accident nucléaire estimé par l’IRSN entre 600 et 1000 milliards d’euros.

La fermeture des vieux réacteurs de plus de 30 ans, demandée par le réseau Sortir du nucléaire qui a recueilli 34 000 signatures remises le 8 octobre à M. Frédéric Plisson (vous l’a-t-il fait savoir, ainsi qu’aux député-e-s qui écrivaient la loi en étant présents dans l’hémicycle ?), est impérative pour éviter des accidents de niveau 7 causés par la vétusté des centrales. Statistiquement et mathématiquement, la réalisation du risque est certaine. La seule inconnue, c’est où et quand le risque se réalisera.

Il faut donc que vous changiez les paramètres de l’équation, et ce avant que les socialistes ne perdent le pouvoir en 2017. Les députés de l’UMP ne cessent d’affirmer qu’ils veulent prolonger les centrales jusqu’à 60 ans. Ils abrogeront toutes les dispositions de votre loi reléguant au futur la fermeture des réacteurs. Quant à Madame Le Pen, elle a dit pendant la campagne des présidentielles, après la catastrophe de Fukushima : « Le nucléaire est une énergie énormément dangereuse, mais comme on ne peut pas s’en passer, on continuera. »

En définitive, la gauche au pouvoir aura perdu son unique occasion de protéger intelligemment la France du risque nucléaire.

C’est dans les trois ans qui viennent qu’il faut réduire la part du nucléaire. Vous savez qu’au Japon, la part du nucléaire est tombée de 30 % à 0 % dans l’année qui a suivi l’accident majeur. Soyons intelligents, fermons nos vieux réacteurs avant la catastrophe !

C’est avant de perdre le pouvoir en 2017 que votre gouvernement doit mettre à l’arrêt de façon irréversible les seize réacteurs nucléaires ayant déjà passé le cap des 30 ans, plus ceux de Civaux et de Chooz, les plus récents, qui subissent un nombre record d’incidents (voir le diaporama sus cité).

Il vous faut aussi stopper les deux réacteurs de Nogent-sur-Seine parce qu’ils viennent de dépasser les 25 ans et sont trop proches de Paris (95 km) et des 12 millions d’habitants de l’Île-de-France : en cas de catastrophe nucléaire en amont sur la Seine, l’eau du robinet sera contaminée à Paris comme elle le fut à Tokyo, trois semaines après la catastrophe, située à 250 km de la centrale accidentée.

Aujourd’hui, le monde entier se demande comment le Japon, avec tous les séismes qui le secouent depuis toujours, a pu s’engager sur la voie de l’électronucléaire.

Demain, après l’accident qui surviendra dans l’une de nos vieilles centrales si vous ne les fermez pas, le monde entier se demandera comment la France a pu prolonger si longtemps ses centrales au-delà de leur limite de fonctionnement initialement prévue. Les médias, qui censurent actuellement cette information, s’en gargariseront pour vous faire porter la responsabilité de la catastrophe.

Demain la France, et particulièrement la Gauche française, aura le rouge au front, comme la Gauche japonaise, qui a définitivement perdu le pouvoir à cause de la catastrophe de Fukushima. Après la catastrophe, en plus d’être contaminés, les Français auront honte, comme les Japonais aujourd’hui, et la France perdra définitivement son statut de grande puissance, comme le Japon aujourd’hui.

C’est parce que le prix d’une catastrophe est trop coûteux sur tous les plans qu’il faut fermer dès maintenant les vieux réacteurs.

Fukushima Dai-ichi était « la plus ancienne » centrale du Japon : elle venait de fêter ses 41 ans. La vétusté, et non seulement le tsunami, ont causé la catastrophe. (Je reprends ici les termes utilisés par François Hollande dans la lettre qu’il m’a adressée le 2 mai 2012, revêtue de sa signature, dans laquelle il s’engageait à mettre à l’arrêt Fessenheim, « la plus ancienne de nos centrales ») (vous pouvez voir en ligne cette lettre sur www.santepublique-editions.fr).

Si l’économie japonaise semble pour l’instant résister à la catastrophe, c’est parce que, pour les élites japonaises, culturellement, le plus important est de sauver la face. C’est pour cela qu’elles n’ont pas pris la fuite.

Comment le gouvernement japonais peut-il imaginer que les 2 millions de personnes qu’il contraint à vivre dans des zones contaminées en refusant de les indemniser ne subiront pas de conséquences sanitaires graves, alors que 100 enfants ont déjà reçu un diagnostic de cancer de la thyroïde, dont 47 ont été opérés ?

Comment le gouvernement japonais peut-il imaginer que le reste de la population japonaise restera indemne alors que les récoltes contaminées de la région de Fukushima sont disséminées "par solidarité" dans les autres régions ?

La France ne se remettra pas d’une catastrophe nucléaire : vous connaissez ses élites, elles prendront la fuite. Après l’évasion fiscale, l’évasion nucléaire !

Pour faire prendre conscience de leur responsabilité aux députés qui endosseront votre loi qui prévoit la prolongation des centrales au-delà de 40 ans, une militante de Sortir du Nucléaire vous propose d’y inclure un ultime article :

« Article 65 . En cas d’accident nucléaire majeur dans une centrale de plus de 30 ans, chaque député et chaque sénateur qui aura voté pour cette loi sera personnellement responsable sur ses propres biens (patrimoine immobilier, y compris s’il est détenu pour moitié par son conjoint) et sur ses revenus, qu’elle qu’en soit l’origine au moment de la catastrophe, pour indemniser les victimes déplacées des zones contaminées. »

Avant de clore cette lettre, je voudrais vous enjoindre de supprimer les dispositions de l’article 7 bis, qui ont été subrepticement déposés par le gouvernement les 1er, 2 et 8 octobre 2014, et votés ce vendredi 10 octobre 2014 et qui rendent obligatoire le déploiement des compteurs Linky, dits « dispositifs déportés ». En effet, c’est vous qui endosserez la responsabilité du fiasco économique et sanitaire engendré par ces compteurs d’un nouveau type.

Remplacer les 35 millions de compteurs électriques installés dans les foyers français par ces compteurs dits “intelligents” parce qu’ils transmettent par radiofréquence la consommation à chaque seconde coûtera la modique somme de 5 à 7 milliards d’euros. Comment imaginer qu’EDF ne la répercutera pas aux usagers ?

Le professeur Pierre Le Ruz, président du CRIIREM, a confirmé le 27 avril 2013  que ces compteurs (ou smart-grids) « transforment l’ensemble de l’installation électrique en émetteur de radiofréquences ». Or, ces dernières ont été officiellement reconnues en 2011 comme cancérogènes possibles par le Centre international de recherches sur le cancer, basé à Lyon, qui dépend de l’OMS.

Un rêve de nazis est en passe de se réaliser : la possibilité de « savoir à quelle heure se lève et se couche un usager, ou lorsqu’il est absent de son foyer »[1] grâce à la collecte instantanée des données sur sa consommation.

L’UFC-Que Choisir, qui estimait que la promesse faite aux usagers de « mieux connaître leur consommation d’énergie en temps réel et ainsi de la maîtriser » est « fausse » car Linky « ne dispose pas d’un dispositif d’affichage permettant aux consommateurs d’avoir accès à leurs données de consommation », a été malheureusement déboutée en mars 2013 de son recours devant le Conseil d’État visant à obtenir l’annulation du déploiement de ces dispositifs, dont la principale innovation consiste à permettre une surveillance à distance et en temps réel.

Big Brother en a rêvé, EDF va le faire et pour l’instant, rien ne semble pouvoir l’arrêter. Mais que se passera-t-il si le Front national conquiert le pouvoir en 2022 ?

Je vous prie de bien vouloir trouver, ci-joint, mes articles : « Le nazisme en perruque blonde » et « Technologies mortifères, une Histoire qui se répète ? » . Ces lectures, je l’espère, vous feront prendre conscience de la nécessité de renoncer à ce déploiement de Linky et même de l’interdire, comme vous avez interdit le Bisphénol A.

Les autres raisons pour lesquelles il ne faut absolument pas installer des compteurs Linky dans les foyers français sont d’ordre sanitaire. J’ai déjà déposé à votre adresse, avec ma lettre du 16 juin 2014, l’article : « Le coût d’Etat des gadgets sans fil » (94 pages ; sachez que le deuxième député dont il est question à la page 2 n’est autre que… Thomas Thévenoud !)  Si cet article vous avait été remis, et si vous l’aviez lu, vous refuseriez de rendre obligatoire cet appareil qui non seulement est émetteur de radiofréquences mais de plus transforme, comme cela a été dit plus haut, toute l’installation électrique en émetteur de radiofréquences.

La proposition, formulée dans ma précédente lettre, de venir vous voir avec mes instruments de mesure afin que vous puissiez disposer des informations issues de mon enquête, tient toujours. Je vous invite également à ma prochaine conférence qui aura lieu le mardi 4 novembre 2014 à 19h dans le 17ème à Paris, dans le restaurant de galettes et de crêpes Armoric Saveurs (c’est délicieux !) au 95, rue de Saussure.

Pour autant, puisqu’il est exact que les appareils en veille consomment beaucoup à l’échelle du pays (vous avez parlé de 2 milliards d’euros par an), ne serait-il pas judicieux de réfléchir à la façon d’inclure dans votre loi une mesure pour inciter les industriels à mettre sur le marché des appareils dépourvus de cette fonction ?

Débrancher chaque appareil après utilisation est un moyen simple et gratuit, qui devrait être porté à la connaissance du public, de réduire à la fois la consommation et les champs électromagnétiques de basse fréquence, également classés « cancérigènes possibles » depuis 2001 (en aviez-vous entendu parler ?). Cela permettrait également de réduire le nombre d’incendies d’origine électrique, souvent provoqués par une surcharge des blocs multiprises (voir mon livre La fée électricité, p. 112-113).

« On estime à plus de 80 000 les incendies d’origine électrique, qui causent plus d’une centaine de morts et plus de 3 000 blessés par an. Ces chiffres sont en augmentation[2]. Les statistiques du Centre européen de prévention des risques relèvent une centaine de décès par électrocution en milieu domestique en France, ainsi que 4 000 victimes annuelles d’électrisation, dont un millier d’enfants[3]. » (Source : La fée électricité, SantéPublique éditions, 2007, p. 198-199).

La pratique qui consiste à débrancher chaque appareil après utilisation a donc de multiples vertus, il convient d’en informer le public.

J’ai réuni d’autres idées pour réduire la consommation électrique dans un texte que vous trouverez ci-joint : « Comment réduire la consommation électrique ».

Enfin pour terminer, sachez qu’il existe une solution alternative à la production d’électricité nucléaire : la réouverture des centrales électriques au fioul lourd.

Vous savez que le raffinage du pétrole brut le décompose en kérosène, essence, diesel et fioul lourd, lequel était autrefois utilisé pour alimenter des centrales électriques. Le choix de la production d’électricité d’origine nucléaire a engendré une surproduction chronique de fioul lourd.

Après la catastrophe de l’Erika, en comparant les tonnages exportés et importés dans le monde entier, j’avais découvert d’une part que la production de fioul lourd excédait largement la consommation, et d’autre part, que 26 millions de tonnes de fioul lourd avaient disparu des statistiques en une année : les exportations mondiales étaient supérieures aux importations mondiales.

Plutôt que de dégazer en mer cette surproduction, on pourrait, comme en Italie, utiliser ce fioul qui sort de nos raffineries pour produire de l’électricité. Les progrès en matière de filtres devraient pouvoir empêcher la diffusion de dioxyde de souffre SO2, inconvénient majeur de ce mode de production électrique qui n’engendre aucun déficit de balance commerciale ni dépendance supplémentaire vis-à-vis d’un pays tiers, puisqu’il consiste à utiliser l’un des produits du raffinage qui est actuellement en surproduction chronique.

Enfin, s’agissant de la lutte contre le réchauffement climatique, il ne vous a pas échappé que le nucléaire n’est, somme toute, que « la façon la plus dangereuse de faire bouillir de l’eau », selon la formule du spécialiste Bernard Laponche. En effet, l’électricité n’est pas produite par une réaction nucléaire mais par la vapeur d’eau dégagée par la chaleur issue de la fission. Cette vapeur entraîne une turbine produisant de l’électricité. C’est exactement le même principe qui est à l’œuvre dans les centrales à charbon et à fioul. Sauf que s’agissant du nucléaire, le rendement est particulièrement faible : la majorité de la chaleur produite retourne dans l’environnement, soit sous forme d’eau chaude, qui élève la température des fleuves – ce qui est préjudiciable pour les écosystèmes – et la température des océans (430 réacteurs nucléaires fonctionnent nuit et jour sur notre planète depuis plus de trois décennies), soit sous forme de vapeur d’eau –156 millions de litres d’eau transformés en vapeur chaque jour à Civaux, par exemple–, laquelle vapeur d’eau est, selon le GIEC, le premier contributeur des gaz à effets de serre (55 %).

Les nucléocrates savent très bien que leurs centrales émettent de très grandes quantités de ce gaz à effet de serre qu’est la vapeur d’eau : si vous analysez leur discours sur le réchauffement climatique, vous verrez qu’ils insistent toujours sur le fait qu’ils n’émettent pas… de CO2. Jamais ils ne disent qu’ils n’émettent pas… de gaz à effet de serre !

Pour ma part, j’ai découvert le rôle non négligeable du nucléaire dans l’élévation des températures atmosphériques et océaniques lorsque j’ai appris, dans un diaporama déniché sur le site d’Areva, qu’à Fukushima, après neuf heures sans refroidissement, la température du cœur de réacteur a déjà atteint 2 700 °C et la fusion des cœurs a commencé ! (voir le dossier « Nucléaire : Fukushima, et après ? », déposé par mes soins le 16 juin 2014 au 246, boulevard St Germain).

Ne nous laissons plus aveugler ! Le nucléaire n’a QUE DES INCONVÉNIENTS.

Souhaitant que les dernières illusions à propos du nucléaire tomberont, pour tous les artisans de votre loi, des professionnels du secteur électrique aux lobbyistes, en passant par les élus de la République, je formule le vœu que vous renonciez à vous laisser manipuler par ceux qui ont oublié que le premier but du cerveau humain est la perpétuation de l’espèce humaine.

Nos centrales sont trop endommagées. Il y a 20 ans, sortir du nucléaire était un rêve. Maintenant, c’est une nécessité.

Dans l’espoir que cette lettre vous sera réellement transmise par votre chef de cabinet François SCARBONCHI, qui en signant la réponse à ma précédente lettre (réf. CDAP/E/A14016291-D14011560) mais visiblement sans vous la transmettre, a endossé une écrasante responsabilité,

J’attends votre réponse en actes et vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l’assurance de ma considération distinguée.

 

 

Annie Lobé
Journaliste scientifique.

PJ :
- Diaporama : « Le vieillissement des centrales nucléaires françaises »   (mis à jour le 2.10.2014)
- Article : « Le nazisme en perruque blonde » (08.09.2014)
- Article : « Technologies mortifères, une Histoire qui se répète ? » (24.08.2010)




[2] Top santé, décembre 2001 : “Et si vous faisiez vérifier votre installation électrique ?”, p. 9, et GRESEL, Groupe de réflexion sur la sécurité électrique dans le logement, dossier de presse du 4 novembre 2004.
[3]  GRESEL, op. cit.

Lettre du 16 juin 2014 à Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, par Annie Lobé

   Lettre ouverte à
   Déposée par porteur
Le lundi 16 juin 2014

Madame Ségolène Royal
Ministre de l’Écologie,
du Développement durable et de l’Énergie
246, boulevard Saint-Germain
75007 PARIS
   Télécharger cette lettre Réponse de la ministre

  Objet :   Nucléaire : arguments pour votre projet de loi sur la transition énergétique
Ampoules basse consommation interdites en 2020 : pourquoi attendre ?
Tableaux numériques et tablettes wifi à l’école : nos enfants sont menacés !
Téléphonie mobile : « Si les gens savaient ne serait-ce que 10 % de la vérité sur les portables, ils préfèreraient s’en passer ».
Quatre cancers du tronc cérébral chez l’enfant dans deux écoles françaises
Mécanisme d’action des ondes électromagnétiques sur les organismes vivants
La mélatonine et le sommeil
Santé publique : les leçons de l’Histoire
Surveillance électronique.

Madame la Ministre,

Vous présentez après-demain en Conseil des ministres votre projet de loi sur la transition énergétique.

Savez-vous que 83 % des réacteurs nucléaires français (soit 48 sur 58) ont déjà dépassé l’âge limite de fonctionnement fixé par ceux qui les ont construits ? Nos réacteurs étaient prévus pour fonctionner pendant seulement 25 ans. La preuve, c’est que leurs architectes n’ont pas mis « hors d’eau » les bâtiments abritant la cuve du réacteur (« hors d’eau » = à l’abri de l’eau par un toit étanche). Devenu poreux, le béton laisse fuir la radioactivité. Résultat : 99 cas de leucémies infantiles ont été constatés entre 2002 et 2007 dans un rayon inférieur à 20 km autour des centrales françaises, selon une étude publiée par l’INRS.

Usure des matériaux, impossibilité de remplacer certaines pièces, risque de défaillances simultanées et augmentation du nombre d’incidents : telles sont les raisons pour lesquelles le vieillissement des centrales est devenu le premier facteur de risque nucléaire en France. Fermer Fessenheim en 2016 est nécessaire, mais ne sera pas suffisant.

Vous trouverez dans le dossier ci-joint Nucléaire : Fukushima, et après ? de multiples arguments supplémentaires pour convaincre ceux qui hésitent encore à donner à l’Etat la capacité juridique de décider la fermeture des centrales sans avoir à rembourser les autres actionnaires d’EDF.

En définitive, cette industrie du nucléaire travaille à la perte de tous les autres secteurs de l’économie, voués à s’effondrer après la catastrophe.

Au Japon, pour « sauver la face » depuis l’accident de Fukushima survenu en 2011, le gouvernement contraint ceux qui n’ont pas les moyens de partir à rester dans les zones contaminées. Résultat : 74 enfants atteints de cancer de la thyroïde ont été diagnostiqués 3 ans après, selon Shizo Kimura, professeur associé à l’université médicale de Dokkyo, au laboratoire d’épidémiologie, station de Fukushima, qui a fait une conférence à la Mairie du 2ème arrondissement de Paris le 16 mai 2014, à l’initiative des associations Sortir du nucléaire Paris et EchoEchanges ONG France-Japon.

Je ne pense pas que vous ayez envie d’endosser ce genre de responsabilité. Votre seule garantie contre cette éventualité, c’est la fermeture des vieux réacteurs avant l’accident.

Concernant l’EPR, actuellement en construction, j’ai eu l’occasion de converser avec l’un des « managers » du projet devant la maquette du réacteur EPR de Flamanville, présentée à l’occasion de l’Assemblée générale des actionnaires d’EDF le 15 mai 2014 au Carrousel du Louvre. Ce « manager » a été incapable de répondre aux questions suivantes :

  • « Quelle est l’épaisseur du radier ?

  • En quel matériau est le « cendrier », censé recueillir le corium en cas de fusion accidentelle du cœur ?

  • Pourquoi ce cendrier est-il situé à côté de la cuve du réacteur et non directement au-dessous ?

  • Comment être sûr que le corium s’écoulera bien dans le cendrier puisque celui-ci est situé sur le côté ?

  • Pourquoi ne pas avoir prévu, en cas de rupture totale de l’alimentation électrique, que le système de refroidissement soit automatiquement activé par l’augmentation de la température ?

  • Pourquoi ne pas avoir prévu qu’avec l’énergie des générateurs de secours, la première action entreprise soit de placer les barres de combustible dans un second cœur de réacteur vide, construit préventivement à côté du premier et uniquement rempli de bore, de façon à stopper les réactions neutroniques et empêcher la fusion des barres de zirconium, inévitable lorsque l’arrêt du circuit de refroidissement se prolonge au-delà de 9 heures ? »

En un mot, ce « manager » a été incapable de démontrer qu’un réacteur EPR résiste à un accident de type Fukushima !

C’est pourquoi je vous invite à utiliser les arguments issus de mon enquête. Votre prédécesseur Philippe Martin m’avait répondu qu’« il serait fait bon usage de mes informations », je n’ai malheureusement rien vu de tel…

Il serait certainement très productif de les présenter aux responsables du MEDEF et aux patrons du CAC 40 qui font la pluie et le beau temps dans notre pays.

Je suis certaine que s’ils savaient à quel point leurs secteurs d’activités respectifs seront impactés par une catastrophe nucléaire, ils vous appuieraient pour accélérer la fermeture des centrales. Albert Frère, premier capitaliste belge, s’est lui-même désengagé d’Electrabel quand il a compris tout cela.

Quant à votre collègue Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, à qui j’avais remis en mains propres l’un des tableaux figurant dans ce dossier, en novembre 2011 devant le siège du PS rue de Solférino, s’il a pris connaissance de mes courriers des 27 août 2012 et 30 juillet 2013, il n’y a pas répondu. Il n’a sans doute pas anticipé qu’il sera aux premières loges en cas d’accident nucléaire.

Il ne fait pourtant aucun doute que la France ne se remettra pas d’une catastrophe nucléaire sur son territoire. Tous ceux qui en ont les moyens comprendront que la seule solution sera la fuite. Après l’évasion fiscale, l’évasion nucléaire…

Permettez-moi de joindre à ce courrier plusieurs autres publications issues de mes investigations commencées en 2001 sur les dangers des portables, de l’électricité, des ampoules basse consommation, notamment.

En résumé, ces résultats sont les suivants :

  • Le coucher tardif systématique est une cause importante de la dégradation de la santé publique, jusqu’ici sous-estimée.

  • Dormir tôt est la meilleure prévention contre toutes les maladies modernes : cancer, hypertension, hypercholestérolémie, accidents vasculaires, diabète, obésité, maladie d’Alzheimer, ainsi que contre les maladies psychiques : dépression, bipolarité, schizophrénie, anorexie-boulimie. Une fois ces maladies déclenchées, dormir tôt chaque soir, ce qui requiert de l’autodiscipline, est un remède efficace et gratuit.

  • L’augmentation exponentielle de l’exposition électromagnétique entraîne un coucher de plus en plus tardif, dont les effets sont encore aggravés en France par l’heure d’été, car nous avons deux heures de décalage par rapport à l’heure solaire. Même la baisse des résultats scolaires des élèves français serait enrayée si les enfants se couchaient à 21h, grand maximum.

  • Il faudrait donc annuler notre décalage par rapport au soleil et lancer une grande campagne d’information du public sur l’importance de l’heure du coucher et de la réduction de l’électropollution (basses fréquences et micro-ondes ; les écrans, y compris les écrans plats et les écrans des portables, émettent des rayons X détectables avec un compteur Geiger).

  • Stopper la mise sur le marché de produits émetteurs de radiofréquences et de micro-ondes est une nécessité (compteur électrique Linky, box wifi-tv-téléphone, tablettes wifi et tableaux interactifs dans les classes, etc. ; les smartphones émettent des micro-ondes non seulement pendant les communications mais également quand on fait défiler les menus avec le doigt, ce qui est également vrai pour les tablettes numériques).

(voir ci-joint Le Coût d’Etat des gadgets sans fil, La Fée électricité, La mélatonine et le sommeil, Mécanisme d’action des ondes électromagnétiques sur les organismes vivants, Téléphonie mobile : dossier du site Internet www.santepublique-editions.fr, Téléphone portable : comment se protéger, Les jeunes et le portable : Alzheimer à 35 ans ?).

 

En mars 2007, je vous ai croisée dans une allée du salon du Livre à Paris et je vous ai tendu un flyer mentionnant les dangers des portables pour les enfants. Vous avez posé votre doigt sur votre tempe droite en disant :

—    « C’est vrai que c’est dangereux, les portables. Chaque fois que je téléphone, j’ai mal, là ».

Aujourd’hui ministre, vous avez l’obligation de prendre des décisions pour protéger les générations futures, actuellement la proie de ces technologies, avec des effets que je vous invite à venir écouter lors de ma conférence du 1er juillet 2014 dans le 17ème à Paris, à 19h (exposé-débat, avec dîner, à la crêperie Armoric-Saveurs, voir l’invitation ci-jointe). Si vous n’êtes pas disponible ce jour-là, je peux venir faire cette conférence dans votre ministère, le jour et à l’heure de votre choix. J’ai juste besoin d’un tableau de papier (paper board) pour noter les éléments importants de la démonstration.

Je vous présenterai les atteintes documentées par des études scientifiques au niveau du cerveau (diminution de l’attention et de la mémorisation), du sommeil (diminution de la mélatonine), de l’incapacité future de reproduction (diminution du nombre d’ovocytes chez les filles, spermatogénèse bloquée chez les garçons), apparition de troubles liés à l’électro-hypersensibilité ainsi que de cancers tant chez les élèves que chez les professeurs, causés par la présence d’écrans d’ordinateur géants (tableaux numériques interactifs) dans les salles de classe, à 1,50 mètre seulement du premier rang d’élèves, le professeur déplaçant son bureau sur le côté (voir ci-joint Le Coût d’Etat des gadgets sans fil).

 [L’alors Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait fait répondre à mon courrier du 30 juillet 2013 qu’il n’avait « pas le temps de me recevoir ». Peut-être devrais-je le relancer aujourd’hui ? Manuel Valls, lui, n’avait pas répondu l’année dernière. Il est dix fois plus concerné aujourd’hui, mais a-t-il conservé mon courrier ou l’a-t-il transmis à Bernard Cazeneuve, le « Monsieur Nucléaire » du Parti socialiste ? Il faudrait assurément que je leur adresse à nouveau un courrier, mais ce sont les moyens qui me manquent pour confectionner tous ces dossiers.]

 

Mes investigations scientifiques ne s’arrêtent pas aux ondes électromagnétiques, car je me suis attachée à établir des liens entre plusieurs causes de dégradation de la santé.

  • L’intoxication au mercure est la première cause des maladies neuro-dégénératives et de l’autisme. Elle provient des amalgames dentaires et des vaccins, dans la composition desquels entre le mercure, et des ampoules basse consommation fluocompactes, dont le gaz de mercure fuit au fur et à mesure de l’utilisation. Les troubles apparaissent ou s’accentuent lorsque l’intoxication au mercure est associée à l’exposition électromagnétique : les effets délétères bien connus (et dévastateurs) du mercure ne sont alors plus contrecarrés par l’action protectrice de la mélatonine, une hormone naturellement produite dans le cerveau mais dont la sécrétion est empêchée par la lumière et par les champs électromagnétiques (basses fréquences et micro-ondes).

  • Il faut supprimer totalement le mercure sans attendre l’entrée en vigueur en 2020 de la convention de Minamata signée le 19 juin 2013 par 140 Etats dont la France (par Delphine Batho) : cette convention exclut les vaccins et les amalgames dentaires !

  • Il faut décider de revenir aux ampoules à incandescence, les seules qui ne sont toxiques ni pendant la fabrication, ni pendant l’utilisation, ni lorsqu’elles sont devenues des déchets, contrairement aux LED, dont les composants électroniques incluent des terres rares « faiblement radioactives » et aux ampoules basse consommation halogènes, composées de gaz dérivé du fluor, toxique pour les voies respiratoires. Pour réduire la consommation d’électricité liée à l’éclairage, il suffit de dormir la nuit, ce qui est bon pour la santé, comme nous l’avons vu plus haut…

(Voir ci-joint Ampoules basse consommation : progrès ou désastre ?, et plus particulièrement l’article Interdites en 2020 mis à jour le 2 juin 2014, et le flyer Boycottons l’électricité inutile !).

  • La consommation de caféine entraîne la consommation de nicotine, de même que la consommation d’alcool. Remplacer le café ou le Coca par de l’eau, –seule boisson indispensable–, est efficace contre le tabagisme et aussi contre l’alcoolisme. Cela est également efficace contre les maladies vasculaires, l’obésité et le diabète, ainsi que certaines formes de cancer, notamment le cancer du côlon. (La théophylline du thé a le même effet que la caféine).

(Voir ci-joint les éléments d’explication par les efflux d’ion calcium au niveau cellulaire dans Mécanisme d’action des ondes électromagnétiques sur les organismes vivants)

Pendant la Seconde guerre mondiale, les enfants de Paris et de Londres avaient été envoyés à la campagne. Les adultes voulaient ainsi les protéger contre les traumatismes de la guerre.

Aujourd’hui, que faisons-nous pour protéger les enfants et les jeunes des nouvelles menaces qui les assaillent ? Il s’agit souvent de nouveaux produits de consommation courante !

Nous n’avons même pas été capables d’interdire les boisons dites « énergisantes », alors que l’Anses a répertorié plusieurs cas d’adolescents, morts sur le coup après les avoir consommées en association avec une pratique sportive intense ou en mélange avec d’autres produits dopants comme l’alcool !

Savez-vous que quatre enfants sont morts de la même forme rarissime de cancer du cerveau, le gliome du tronc cérébral (10 cas par an, au maximum, dans la France entière), après avoir fréquenté deux écoles surplombées par des antennes-relais (voir Quatre cancers du tronc cérébral chez l’enfant à Saint-Cyr-l’École et à Ruitz, ci-joint).

Or, en épidémiologie, le cancer chez l’enfant occupe une place spécifique car les enfants ne sont pas exposés aux facteurs de risques des adultes : tabagisme, alcoolisme, polluants professionnels, âge. Pourtant, ces quatre cas ont été purement et simplement passés sous silence dans les rapports d’expertises officiels successifs concluant à l’absence de certitude sur la dangerosité de la téléphonie mobile !

Les résultats des investigations que je porte aujourd’hui à votre connaissance doivent nécessairement conduire le gouvernement à réorienter bon nombre de choix technologiques et de choix de société afin de mettre un terme à ce qui pourrait être qualifié de « génocide différé » ou de « génocide intergénérationnel ».

Vous, qui occupez un poste décisionnaire, éviterez ainsi d’être un jour rattrapée par une « affaire » qui ne manquera pas de nuire à la fois à votre estime de soi, à votre tranquillité d’esprit et à votre carrière politique.

Ne faites pas comme Vincent Peillon, qui a quitté début avril 2014 son ministère de l’Éducation nationale sans lever le petit doigt contre l’introduction des tablettes à l’école (il n’a pas non plus répondu à ma lettre du 30 juillet 2013, qui contenait les mêmes éléments que le présent courrier), et sans semble-t-il avoir transmis l’information à son successeur Benoît Hamon, qui veut « accélérer » leur mise en place !

Madame la Ministre, nous qui sommes nées au siècle dernier, saurons-nous nous détacher de ses errements et embrasser une vision prospective, non pas simplement à 15 ou 30 ans, mais à 100 ans ? Que devrions-nous retenir de l’Histoire pour entrer de plain-pied dans le 21ème siècle ? Serons-nous capables de préparer l’avenir avec le courage, l’audace et l’altruisme que les générations futures méritent au lieu de gérer péniblement et égoïstement le présent à l’aune du passé ? Vous trouverez des éléments de réponse et de comparaison dans le dossier ci-joint Santé publique : les leçons de l’Histoire.

J’ai aimé votre livre Cette belle idée du courage. Montrez-nous que vous êtes aussi courageuse lorsque vous accédez aux plus hautes sphères de l’Etat que pendant les moments difficiles de votre vie et de votre carrière politique.

Je reste à votre disposition pour toutes les informations que vous pourriez souhaiter, et pour vous montrer, avec mes instruments de mesure des micro-ondes, des basses fréquences et de la radioactivité, dans quel guêpier radio-électromagnétique nous sommes.

Dans l’espoir que vous vous saisirez de mon enquête, au service du bien commun, j’attends votre réponse, et je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes sentiments distingués.

 Annie Lobé
Journaliste scientifique.

PS : En 2007, vous aviez évoqué vos soupçons quant à des écoutes téléphoniques.
La conférence audio ci-jointe La surveillance par les portables : peut-on y échapper ? vous apportera sans nul doute d’utiles éclaircissements à ce sujet.

PJ :


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