Le coût d’État des gadgets sans fil

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Le coût d’État des gadgets sans fil
(Cinquième partie)

Par Annie Lobé, journaliste scientifique.
Le 22 mai 2013, mis à jour le 16 juillet 2013 et le 31 mai 2014.
Suivi de Nouveau capitalisme ou nouvelle guerre ? rédigé en 2005.

 

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Sommaire Premième partie Deuxième partie Troisième partie Quatrième partie

Télévision mortelle

Avec le coucher tardif systématique ou régulier, une autre cause de cancer révélée par les investigations menées dans le cadre de cette enquête est le fait de regarder beaucoup la télévision. Ou, plus précisément, de la laisser allumée en permanence, même si on ne la regarde pas forcément.

L’observation de plusieurs cas de personnes décédées après avoir reçu un diagnostic de cancer, et qui avaient en commun cette habitude particulière de laisser la télévision allumée en permanence alors que par ailleurs, leurs styles de vie étaient très différents, indique que la présence ou l’absence de cette habitude pourrait être le signe distinctif entre les patients cancéreux qui ne survivent pas, malgré les traitements, et ceux qui survivent.

Dame télévision serait-elle une très mauvaise compagnie ?

Oui, sans aucun doute, selon une étude conduite par une équipe australienne parue en 2011,[129] basée sur des données épidémiologiques acquises en 1999-2000 sur une cohorte de 11 247 personnes et dont les conclusions sont ébouriffantes : chaque heure passée devant la télévision après l’âge de 25 ans diminue l’espérance de vie de 21,8 minutes.

Concrètement, celles et ceux qui allument la télévision en rentrant du travail à 19 h et ne l’éteignent qu’à 23 h avant d’aller se coucher (soit 6 h par jour), peuvent s’attendre à vivre, en moyenne, 4,8 années de moins que ceux qui n’ont pas de télévision. Conclusion des chercheurs : regarder la télévision est aussi préjudiciable que les autres facteurs de risque de maladies graves que sont l’obésité et le manque d’exercice.

Autre étude publiée en 2011 dans la prestigieuse revue scientifique américaine JAMA, une méta analyse de plusieurs cohortes suivies entre 1970 et 2011 révèle que le fait de passer deux heures par jour devant la télévision augmente de 20 % le risque de développer un diabète de type 2 et de 15 % celui de souffrir d’une affection cardiovasculaire. La mortalité, toutes causes confondues, est accrue de 13 %.[130]

Concernant la maladie d’Alzheimer, chaque heure quotidienne de télévision entre 40 et 59 ans augmente de 30 % la probabilité de développer cette maladie, selon une étude publiée en juillet 2005 dans la revue Brain and Cognition, basée sur la comparaison des conditions de vie de 135 personnes développant la maladie et de 331 personnes saines, après ajustement des risques relatifs en fonction de l’âge et des autres activités de loisir.[131].

Même la fertilité masculine est affectée par la télévision. Des chercheurs de l’école de Santé publique de Harvard à Boston (USA) ont révélé en février 2013 dans le British Journal of Sports que ceux qui passent plus de 20 heures par semaine devant le petit écran ont une concentration en spermatozoïdes inférieure de 44 % à ceux qui y restent peu de temps. A contrario, le sperme de ceux qui pratiquent un exercice physique plus de 15 heures par semaine contient 73 % de spermatozoïdes de plus que celui de ceux qui ont fait moins de 5 heures de sport durant la même période. Cette étude a été menée sur 129 hommes de 18 à 22 ans.[132]

Les différents auteurs peinent à trouver un lien de causalité entre le fait de regarder la télévision et ces différentes pathologies. Les champs électromagnétiques de la télévision se propagent plus loin que ceux de tous les autres appareils.[133] Leurs effets sur les ions calcium permet d’expliquer l’ensemble des pathologies décrites.[134] Et il faut aussi mentionner le fait que les écrans à tubes cathodiques émettent des rayons X.[133]

Ceux qui croient que les écrans plats n’émettent pas de rayons X seront déçus : un chercheur de l’Institut Pasteur, qui dispose d’un extraordinaire portail d’accès à des bases de données scientifiques payantes inaccessibles au commun des mortels, affirme avoir vu une étude publiée par Sony et Philips révélant que les écrans plats à LED émettent également des rayons X. Sachant que les LED sont fabriquées avec des terres rares, lesquelles sont elles-mêmes faiblement radioactives, cela n’a rien d’étonnant.

Ce qui est sûr, c’est que le fait de regarder la télévision diminue la mélatonine chez l’enfant. Une étude italienne publiée en 2006 avait pour but de déterminer le taux de mélatonine de 42 garçons et 32 filles de 6 à 13 ans, après une semaine avec la télévision et après une semaine sans l’avoir regardée. La conclusion était que les taux de mélatonine étaient plus faibles après la semaine passée à regarder la télévision.[135]

Le saviez-vous ? 40 % des personnes ayant reçu un diagnostic de cancer décèdent dans les cinq ans qui suivent. En France, deux millions de personnes vivent avec, ou après, un cancer. Environ une personne sur deux traitée a moins de 65 ans et la plupart exercent encore une activité au moment du diagnostic.[136] La moitié des cancers de l’enfant survient avant l’âge de 5 ans.[137]

La diffusion des résultats de la présente enquête, entreprise il y a 12 ans, pourrait permettre de stopper cette hécatombe qui frappe particulièrement la génération des 40-60 ans. Celle qui détient actuellement les rênes du pouvoir.
[129] Veerman JL, Healy GN, Cobiac LJ, Vos T, Winkler EA, Owen N, Dunstan DW (2011) Television viewing time and reduced life expectancy : a life table analysis. Br J Sports Med, Aug 15 (Epub ahead of printing).















[130] Grontved A, Hu FB (2011) Television viewing and risk of type 2 diabetes, cardiovascular disease, and all-cause mortality : a meta-analysis. Jun 15;305(23):2448-55. Cité par Le Monde, 8 octobre 2011, p. 4 : « Télé : attention danger public ».



[131] Lindstrom HA, Fritsch T, Petot G, Smyth KA, Chen CH, Debanne SM, Lerner AJ, Friedland RP (2005) The relationships between televisions viewing in middlife and the development of Alzheimer’s disease in a case-control study. Brain Cogn, Jul;58(2):157-65. Epub 2004 Dec. 22.






[133] La fée électricité, op. cit., Chapitre 8, p. 93-103 : « Électropollution des lieux de vies : des mesures étonnantes ». Et Chapitre 10, p. 117-130 : « La télévision : très loin devant, encore plus loin derrière et sur les côtés. »
Voir aussi IARC Monographs on evaluation of carcinogenic risks to humans, Volume 75, Lyon, 2000, ISBN 92 8332 1275 4, p. 300-301 et 304.
[134] Sortie des ions calcium (efflux) au niveau cellulaire, voir Mécanisme d’action des ondes électromagnétiques sur les organismes vivants, par Annie Lobé, SantéPublique éditions. www.santepublique-editions.fr.














[135] Salti R, Tarquini R, Stagi S, Ferfetto F, Cornélissen G, Laffi G, Massoccoli G, Halberg F (2006)
Age dependant association of exposure to television screen with children’s urinary melatonin excretion, Neuro Endocrinol Lett. Feb-Apr ;27(1-2) : 73-80.
[136] www.inserm.fr/thematiques/cancer/dossiers/cancer-et-travail-travailler-avec-ou-après-un-cancer
[137] Mon enfant a un cancer, Institut national du cancer (INCA) et Société française de lutte contre les cancers et les leucémies de l’enfant et de l’adolescent (SFCE), août 2009, p. 12.
www.e-cancer.fr/dmdocuments.inca-mon-enfant-a-un-cancer.pdf.




26 000 morts en plus en 2012

En 2012, il y a eu un excès de 26 000 décès par rapport à 2011 : 571 000 contre 545 000.

Des journalistes ont titré sans rire : « Le froid et la grippe à l’origine d’une surmortalité en 2012 ». « Durant les quinze premiers jours de février 2012, la France a connu une vague de froid exceptionnelle, la quatrième depuis 1950, des grippes et autres épidémies respiratoires et gastro-entérites », notent les statisticiens.[138]

Mais si, réellement, une épidémie de grippe avait causé une surmortalité de 26 000 personnes, n’y aurait-il pas eu des alertes, comme en 2003 lorsque 15 000 personnes ont trouvé la mort à cause de la canicule ?

Les intempéries hivernales ont bon dos ! Et depuis quand meurt-on d’une gastro-entérite ? Le plus étonnant est que l’information de cette surmortalité semble n’avoir suscité aucune enquête approfondie, ni de la part du ministère de la Santé, ni par la presse, tant sur les causes médicales de ces décès que sur l’âge des défunts en excès. Il n’est pas trop tard pour la mener.

Car la conséquence ne laisse pas d’inquiéter : « En 2012, la population française n’a augmenté que de 0,7 %, soit environ 300 000 personnes. C’est le plus faible taux depuis 10 ans. » Si nous attendons d’avoir un solde de population négatif pour réagir, il y aura bientôt une nouvelle cause à la récession : la diminution du nombre de consommateurs…

Autre nouveauté : la diminution de deux mois de l’espérance de vie des femmes, à 84,8 ans. Elle peut paraître élevée, mais il faut savoir que « si la France enregistre la meilleure espérance de vie à 65 ans parmi les pays de l’Union européenne, c’est aussi le pays, avec le Portugal, où la mortalité avant 65 ans réduit le plus l’espérance de vie à la naissance ».[139]

En d’autres termes, on meurt plus en France avant 65 ans que dans tous les autres pays d’Europe, à l’exception du Portugal. En clair, cela signifie que si vous avez aujourd’hui plus de 65 ans, vous avez une espérance de vie parmi les plus élevées, mais que l’espérance de vie des plus jeunes et de ceux qui naissent aujourd’hui est parmi les plus faibles d’Europe…

Le phénomène n’est pas nouveau : dès 1994, “la mortalité prématurée (décès avant 65 ans) concerne un quart de tous les décès, soit un total de 118 774 décès. Ce poids est très différent selon le sexe : 30 % pour les décès masculins (83 932 décès) et 15 % pour les décès féminins (34 842 décès).[140] Au total, le nombre annuel de personnes mortes avant 65 ans équivaut au nombre d’habitants d’une ville comme Orléans.

La réactualisation de ces données ne mérite-t-elle pas une enquête du ministère de la Santé, qui peut avoir accès facilement – et gratuitement, ce qui n’est pas le cas pour les journalistes – aux bases de données du Centre épidémiologique des causes médicales de décès (CépiDC de l’Inserm, basé au Kremlin Bicêtre dans le Val-de-Marne).

Dans ces conditions, reculer l’âge de la retraite sera à coup sûr une solution pour l’équilibre du régime des retraites, puisqu’un nombre important de cotisants… ne feront jamais valoir leurs droits. Mais il ne faut pas dire que cette mesure serait justifiée par le fait que l’on vit plus longtemps !
[138] L’Indépendant, mercredi 16 janvier 2013, p. 12 : « Le froid et la grippe à l’origine d’une surmortalité en 2012 ».






















[139] Haut Comité de la santé publique (2002) La Santé en France 2002. La Documentation française, ISBN 2-11-005112-4, p. 22. Voir le développement à ce sujet dans La fée électricité, op. cit., p. 303-312.









[140] Haut Comité de la santé publique (1996) La Santé en France 1996, La Documentation française, ISBN 2-11-003654-0, p. 18.














Pour ne pas avoir à transmettre la dette publique aux générations futures, une solution éprouvée : l’annuler

Et les générations futures, pourront-elles se tirer du guêpier dans lequel vont les fourrer les décisions que le gouvernement vient de prendre pour développer les technologies sans fil ?

Et à quel prix ? Bien plus, assurément, que le remboursement de la « dette » de l’État français, dont le creusement a recommencé en 1973,[141] depuis que l’État n’emprunte plus directement à la Banque de France, au taux de 1 %, mais aux banques, à des taux supérieurs à 3 %.[142]

Ce mode de financement a été transféré à la Banque Centrale européenne (BCE) par l’article 104 du Traité de Maastricht entré en vigueur le 1er janvier 1994. Il a multiplié par trois ou quatre le coût des emprunts de l’État, faisant grimper la dette publique pendant que les établissements financiers prêteurs s’engraissaient sur la bête.

Ce n’est pas sans rappeler un autre phénomène bien connu : le trou de la Sécu, qui se transforme en bosse du chiffre d’affaires pour les laboratoires pharmaceutiques. Le principe des vases communicants s’applique aussi aux liquidités… monétaires.

Il est intéressant de noter qu’à plusieurs reprises dans l’Histoire, la France surendettée a mis en œuvre une solution aussi simple qu’efficace : le défaut de paiement pour les 2/3 de celle-ci.141 Depuis quarante ans, la France a déjà payé plus de 1 400 milliards d’euros d’intérêts à ses créanciers.142 L’annulation des deux tiers de la dette publique ne les mettrait donc pas sur la paille !

L’État français s’épargnerait ainsi une nouvelle vague de privatisation et pourrait garder les bijoux de famille pour les vraies crises à venir. L’accident nucléaire, par exemple.[143] Quoique, en cas d’accident nucléaire, la valeur des entreprises françaises, publiques ou privées, sera singulièrement diminuée…
[142] Loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France. http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_du_3_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France : La polémique sur le fait de savoir si cette loi empêchait ou non la Banque de France de prêter à l’État est stérile dès lors que l’on regarde la courbe de l’évolution de la dette (voir note précédente.

















[143] Voir le dossier Nucléaire : Fukushima, et après ? d’Annie Lobé, www.santepublique-editions.fr.




Calamity Anne

Il est d’ailleurs étonnant que le MEDEF n’ait pas compris que l’industrie nucléaire travaille à la perte de tous les autres secteurs de l’économie. C’est le syndicat des chefs d’entreprises qui devrait être le plus virulent des lobbies antinucléaires ! Au lieu de quoi il accepte d’être pris en otage par la présence dans son conseil exécutif d’Anne Lauvergeon, ex-patronne d’Areva, malgré ses piètres états de service.

Elle est en effet co-responsable de la catastrophe de Fukushima : huit employés d’Areva, qui étaient présents sur place au moment du tsunami le 11 mars 2011 pour préparer l’arrivée d’une cargaison de MOX en provenance de Cherbourg, ont immédiatement pris la poudre d’escampette[144] au lieu d’aider leur client Tepco à maîtriser la situation avant la fusion des cœurs de réacteurs dans le délai qui est de 10 heures en cas d’arrêt total des circuits de refroidissement.

Yannick Rousselet, chargé du nucléaire pour Greenpeace, a révélé à l’auteur de ces lignes que l’enchaînement des événements en cas de perte totale des sources de refroidissement dans une centrale nucléaire avait déjà été décrit (sous l’appellation LOCA, Loss-of-coolant accident), ce qui lui a permis de « prédire exactement tout ce qui s’est passé ». La dernière mise à jour du rapport de l’OCDE sur ce sujet date de 2009.[145] Anne Lauvergeon en saurait-elle moins sur la question qu’un militant antinucléaire ?

Et comment, alors qu’elle a été informée « dès les premières minutes » de ce qui se passait au Japon et a couvert la fuite de ses employés, a-t-elle pu oser ensuite venir affirmer sur les plateaux de télévision que la catastrophe aurait été évitée « s’il y avait eu des EPR à Fukushima » ?

Ajoutons que c’est elle qui a décidé de vendre du Mox français[146] à la centrale de Fukushima, et que la présence de ce combustible au plutonium dans l’un des réacteurs de la centrale a augmenté la criticité de l’accident.

[Concernant l’EPR, l’auteur de ces lignes a eu l’occasion de converser avec l’un des « managers » du projet devant la maquette du réacteur de Flamanville présentée à l’occasion de l’Assemblée générale des actionnaires d’EDF le 15 mai 2014 au Carrousel du Louvre. Ce dernier a été incapable de répondre aux questions suivantes : « Quelle est l’épaisseur du radier ? En quel matériau est le « cendrier », censé recueillir le corium en cas de fusion accidentelle du cœur ? Pourquoi ce cendrier est-il situé à côté de la cuve du réacteur et non directement au-dessous ? Comment être sûr que le corium s’écoulera bien dans le cendrier puisque celui-ci est situé sur le côté ? Pourquoi ne pas avoir prévu, en cas de rupture totale de l’alimentation électrique, que le système de refroidissement soit automatiquement activé par l’augmentation de la température ? Pourquoi ne pas avoir prévu qu’avec l’énergie des générateurs de secours, la première action entreprise soit de placer les barres de combustible dans un second cœur de réacteur vide, construit préventivement à côté du premier et uniquement rempli de bore, de façon à stopper les réactions neutroniques et empêcher la fusion des barres de zirconium, inévitable lorsque l’arrêt du circuit de refroidissement se prolonge ?

En un mot, ce « manager » a été incapable de démontrer comment un réacteur EPR aurait résisté à un accident de type Fukushima ! Sachant que le seul pays où les cuves des réacteurs EPR peuvent être construites est le Japon et que des défauts de fabrication indétectables peuvent entraîner la rupture de ces cuves, la Chine, qui a acheté à Areva 4 réacteurs EPR, ferait bien de réfléchir à deux fois avant de les mettre en service, compte tenu des relations exécrables qu’elle entretient avec ce pays, qui tient ainsi un moyen très pernicieux, mais très efficace, de clouer au pilori son ennemi pour toujours…]

Anne Lauvergeon est également co-responsable du retard de livraison de l’usine japonaise de Rokkasho-Mura. Cette usine de retraitement, réplique de l’usine de La Hague, a accumulé les retards, malgré un contrat de construction signé en 1987 par la Cogema [ancêtre d’Areva] pour un montant de 1,4 milliard de francs soit 213 millions d’euros. L’entrée en service prévue en 2005 n’a toujours pas eu lieu.[147]

Et dans l’attente, l’équivalent de 60 cœurs de réacteurs étaient – et sont toujours – stockés sur le site de Fukushima, de sorte que la menace de l’effondrement de la piscine du réacteur n° 4, fragilisée par les explosions et les séismes qui continuent de secouer le Japon, si elle venait à se réaliser, deviendrait une catastrophe planétaire. En effet, cette piscine contient 1 535 barres de combustible radioactif longues de cinq mètres qui, si elles ne sont plus sous eau, émettront une radioactivité telle qu’aucun humain, aucun robot ne pourra plus s’approcher du site. Toutes les autres barres stockées dans les autres piscines entreront à leur tour en fusion. La terre entière sera alors irrémédiablement contaminée.

Autre exploit d’Anne Lauvergeon : la vente à la Finlande d’un réacteur EPR dans les conditions suivantes : la Finlande s’est engagée à payer 3 milliards d’euros, mais pas un centime de plus, grâce à une garantie de la Coface (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur).

Le coût de 6 milliards d’euros étant d’ores et déjà atteint, la garantie de la Coface devrait prendre en charge le surcoût.

Problème : cette garantie n’est « que » de 610 millions d’euros. C’est tout de même le second montant de garantie accordé à un projet, et surtout la seule et unique garantie jamais accordée pour une exportation vers un pays membre de l’Union Européenne et réputé particulièrement sans risque économique ou politique,[148] ce qui a conduit l’Europe à diligenter une enquête sur sa légalité.[149]

Mais d’après un professionnel Finlandais, Areva refuse actuellement de faire jouer la garantie Coface. Et pour cause ! Elle ne le peut pas, et ce pour une raison simple : ce ne sont pas les risques de fabrication qui sont couverts par cette garantie, mais les risques commerciaux et politiques.[150]

Finalement, la Coface ne prenait aucun risque en accordant une telle garantie, compte tenu de la stabilité commerciale et politique de la Finlande.

Mais le conflit d’Areva avec son client n’est pas près d’être résolu. Si elle ne tient pas ses engagements, le client paiera son réacteur EPR le double de ce qu’il avait prévu. Et si Areva doit financer l’intégralité du dépassement, elle n’aura pas gagné un centime dans ce colossal chantier… Bravoooo !

Il semblerait qu’Anne Lauvergeon se soit fait une spécialité, en tant que dirigeante d’entreprise, de ne pas tenir ses engagements envers ses clients.

C’est ce qu’elle a également fait à Tchernobyl, où elle a laissé inachevé un entrepôt censé abriter les barres de combustibles du réacteur n° 3 qui a continué à fonctionner jusqu’en 2000.[151] En raison de nombreuses erreurs (notamment des fondations pas assez solides) le bâtiment était inutilisable, « même pas bon pour conserver des cornichons ».

Cet abandon a été lourd de conséquences : alors que le sarcophage construit à la hâte après l’explosion du réacteur n° 4 en 1986 s’est tellement détérioré que la radioactivité recommence à s’en échapper, la construction du nouveau confinement a été retardée de huit ans ![152]

Tchernobyl, le retour. Merci, Calamity Anne !

Anne Lauvergeon aime se gargariser avec les grands mots, « L’État stratège » étant l’un de ses préférés. S’agit-il de la stratégie… de fuite après avoir mis les clients dans l’embarras ?

Last but not least, l’égérie du nucléaire aurait joué un rôle clef dans l’affaire Uramin, une escroquerie monumentale dans laquelle Areva a acheté des mines d’uranium à Bakouma en République Centrafricaine et dans le désert de Namibie… alors que les géologues n’y décelaient pas d’uranium. C’est elle qui aurait fait embaucher l’intermédiaire qui a réalisé l’acquisition (il a quitté ses fonctions en juin 2011 à la suite du « débarquement » d’Anne Lauvergeon de la tête d’Areva, pour (re)devenir salarié… du vendeur). En 2012, les trois actifs sont abandonnés, occasionnant, selon le Document de référence des actionnaires 2012, une perte de 1,460 milliard d’euros.[153] La même année, le successeur d’Anne Lauvergeon a annoncé 1 200 licenciements.

Bien entendu, aucun de ces brillants faits d’armes ne figure dans le livre en forme de curriculum vitae qu’elle a publié en février 2012[154], où elle révèle (pour prouver son intelligence ?) qu’elle a appris à lire toute seule à cinq ans.

Non contente de s’être repositionnée, après son éviction d’Areva, à la présidence du Conseil de surveillance du quotidien Libération, où elle pèse visiblement sur les informations relatives au nucléaire,[155] elle continue également de sévir en ayant été nommée en novembre 2012 parmi les cinq « sages » du comité de pilotage du débat national sur l’énergie dont les travaux déboucheront sur une grande loi dite « de transition énergétique » en septembre 2013.[156]

Cela fait froid dans le dos.

Car cela prouve qu’elle a toujours l’oreille du président de la République.

Le jour de l’accident nucléaire, il pourra toujours lui demander : « Sœur Anne, n’as-tu rien vu venir ? »

Pour notre malheur, la « boîte à outils » du président de la République, qui a annoncé que « tous les outils sont en place »[157] et est « convaincu de tenir le bon cap »[158], semble avoir été composée avant qu’un diagnostic sérieux n’ait été posé sur l’ensemble des causes de la panne.

Notre président est un adepte de la pensée magique : il croit qu’il suffit de répéter suffisamment la même chose pour qu’elle devienne vraie, par exemple, que la courbe du chômage va s’inverser en 2013. Bien entendu, il est possible d’inverser la courbe du chômage en 2013. Il faut pour cela poser un garrot sur les suppressions d’emploi. Car tant que 35 000 chômeurs et plus[159] continueront d’affluer chaque mois à Pôle emploi, la pensée magique du président restera un vœu pieux. S’il veut atteindre son objectif, il ne peut faire l’économie de nouvelles mesures. La mise en œuvre des suggestions contenues dans le présent article y contribuera.

Souhaitons que la clairvoyance lui vienne bientôt, ainsi qu’à ses conseillers, à nos ministres, à nos députés et à nos sénateurs. Avant que nous soyons tout à fait encastrés dans le mur…

 

PS : Le lecteur s’interroge peut-être sur les raisons pour lesquelles la journaliste scientifique, auteur de ces lignes, n’a pas publié les résultats de son enquête dans la presse.

En réponse à cette question, voici les noms de ses confrères et consœurs qui ont eu connaissance de son enquête, mais ont fait le choix de ne pas en faire état auprès de leurs larges publics respectifs :

Pour ne citer que les plus connus :
  • Michel Denizot, alors présentateur du Grand Journal tous les soirs sur Canal Plus, rencontré sur le marché bio Raspail un dimanche de décembre 2012 ;
  • Anne-Sophie Lapix, alors présentatrice de Dimanche Plus sur Canal Plus, le dimanche à 11 h 55, rencontrée lors de la remise de son prix Philippe Caloni du meilleur intervieweur de l’année, le jeudi 29 novembre 2012 à la SCAM (Société civile des auteurs multimédias, 5 avenue Vélasquez, 75008 Paris)
  • Ruth Elkrief, présentatrice de 19 h Ruth Elkrief sur BFM-TV du lundi au vendredi, pour un million de spectateurs, rencontrée devant le siège de campagne du candidat Hollande au printemps 2012, avenue de Ségur 75007 Paris ;

    Au cours de ces brèves rencontres, Annie Lobé a donné à ces trois professionnels de l’information un texte mentionnant l’adresse du site www.santepublique-editions.fr, qu’ils ont promis de visiter ;

  • Patrick Roger, alors présentateur sur Europe 1 de l’émission quotidienne Europe 1 midi diffusée tous les jours à 12 h. Après avoir reçu un mail de l’une de ses collaboratrices, le 28 janvier 2013, Annie Lobé s’est rendue au siège de la radio le lendemain vers 16 h. Comme elle connaissait ce journaliste pour l’avoir sollicité pour donner des cours de média-training dans les années 1990, et pour l’avoir revu dans les années 2000 après le début de son enquête sur les ondes, elle a demandé à le voir. Il a refusé sous un prétexte peu crédible. Annie Lobé a néanmoins remis à sa collaboratrice des informations à son intention.
  • Jean-Luc Porquet, spécialiste environnement au Canard Enchaîné, qui signe régulièrement des articles sur le nucléaire et sur les antennes-relais, a qualifié Annie Lobé et le professeur Pierre Le Ruz de « parfaits allumés » dans un article sur les ampoules basse consommation paru le 24 février 2010 et qui a refusé de publier ensuite son droit de réponse.[160] Condamné le 25 avril 2013 à publier ce droit de réponse par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, le Canard Enchaîné a fait appel. Et le 27 mars 2014, la Cour d’Appel de Paris (Pôle 2, Chambre 7, Présidente Sophie Portier, Conseillers François Reygrobellet et Sophie-Hélène Château) a infirmé le jugement de première instance et décidé que les lecteurs du Canard Enchaîné n’avaient pas le droit de lire qu’ils feraient mieux de retirer sans attendre leurs ampoules basse consommation, au motif que « les propos dont il est demandé l’insertion s’analysent comme une tribune (…) destinée à imposer le caractère de vérité scientifique des thèse (sic !) prônées par Madame Lobé »...
Ces journalistes auraient pu divulguer à de larges publics, sur le nucléaire ou sur les effets des ondes, des informations issues de l’enquête d’Annie Lobé dont ils ont eu connaissance. Ou, à tout le moins, lancer leurs propres enquêtes à partir de ces éléments. Ils s’en sont abstenus.

Ont-il en cela respecté la déontologie du journalisme ou s’agit-il d’une faute professionnelle ? Le mensonge par omission n’est pas considéré par le Code pénal comme un délit pour la profession journalistique. Pas plus, d’ailleurs, que la publication de fausses informations.

Ils ne sont pas les seuls à détenir des informations qu’ils n’ont pas révélées : au cours de la campagne présidentielle 2012, Annie Lobé a donné des textes sur le nucléaire comportant l’adresse du site www.santepublique-editions[161] à des dizaines de journalistes assistant aux conférences de presse du candidat Hollande.

Si la santé publique est aujourd’hui à ce point menacée, et le public à ce point manipulé, chacun d’entre eux endosse une part de responsabilité.

La palme revient à David Pujadas, présentateur du 20 h de France 2, du lundi au vendredi, à l’attention de qui Annie Lobé a déposé auprès du service courrier, au siège de France Télévisions, le matin même de son émission Des paroles et des actes le jeudi 15 mars 2012, la copie d’une lettre adressée la veille à François Hollande.[162]

De façon surprenante, c’est Jean-François Copé, et non David Pujadas, qui a posé à François Hollande une question sur le nucléaire qui l’a beaucoup embarrassé : il était évident que son staff de campagne n’avait pas remis au candidat la lettre qui contenait la réponse à cette importante question : Pourquoi fermer la centrale de Fessenheim ?

La duplicité du journaliste et sa connivence avec l’un des deux protagonistes du débat est manifeste. Le fait que ce journaliste continue d’officier chaque soir pour la grand-messe du 20 h du service public a quelque chose de profondément…

Je vous laisse conclure.
[144] Écouter à ce sujet le topo sonore du 7 avril 2011 sur le site www.santepublique-editions.fr, rubrique Feu nucléaire sur le Japon.








[145] Nuclear Fuel Behavior in Loss-of-coolant Accident (LOCA) conditions, State-of-the-art Report. Nuclear Energy Agency, NEA No. 6846, Organisation for Economic Co-operation and development (OCDE), 2009, ISBN 978-92-64-99091-3.




[146] Charpak G, op. cit. p. 173.







































[147] Communiqué n° 13 du 31 mars 2011 de l’association Robin des bois, www.robindesbois.org.






















[148] Selon Greenpeace, cité par www.dissident-media.org/stop_nogent/107_epr_coface.html : « Vente à prix cassé de l’EPR à la Finlande grâce à la Coface ».
[149] www.ressources-solidaires.org/L-Europe-s-interroge-sur-la : « L’Europe s’interroge sur la légalité de l’aide Coface à l’EPR finlandais », jeudi 26 avril 2006, par Sébastien Godinot, Les Amis de la Terre.



[150] www.senat.fr/questions/base/2004/qSEQ040713307.html : question de la sénatrice Marie-Christine Blandin publiée dans le JO Sénat du 22 juillet 2004, p. 1610, et réponse publiée dans le JO Sénat du 16 février 2006, p. 413.











[151] Voir le reportage de Patrick Hesters présenté au 19-20 de France 3 le 8 avril 2000, sur www.ina.fr/video/CAC00020734.





[152] Film d’Alain de Halleux Tchernobyl 4 ever, à voir sur www.youtube.com/watch?v=X0pWrBO7RFA. Durée totale 54,59 minutes. Voir les témoignages sur ce point à partir de la 38ème minute.














[153] La 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris a en quelque sorte fourni un épilogue à ce long article en déboutant, le 17 mai 2013, Anne Lauvergeon de sa plainte en diffamation à l’encontre du rédacteur d’un rapport interne sur cette escroquerie, qui en avait fait état dans la presse.
[154] La femme qui résiste, avril 2012, Plon.
[155] Voir notamment les critiques formulées dans l’édition du 6 septembre 2012 à l’égard de l’article publié le 22 août 2012 dans le Nouvel Observateur par Vincent Jauvert qui révélait, pour la première fois dans la grande presse, le problème de la piscine n° 4 de Fukushima : http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20120822.OBS0162/enquete-fukushima-et-si-le-pire-etait-a-venir.html. http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/09/fukushima-la-d%C3%A9sinformation-continue.html.
[156] www.transition-energetique.gouv.fr/instances/comite-pilotage. À l’annonce de sa nomination, les associations Greenpeace et Sortir du nucléaire ont annoncé qu’elles refuseraient d’y participer.








[157] Intervention au 20 h de France 2, le 28 mars 2013.
[158] Paris Match n°3338, 9 mai 2013, page de couverture et p. 52.





[159] “En mars le nombre de chômeurs en France n’a jamais été aussi élevé.” www.20minutes.fr/economie/1145221-20130425-mars-nombre-chomeurs-france-na-jamais-ete-aussi-eleve


















































[160] Lettre du 12 mars 2010 d’Annie Lobé à Michel Gaillard, directeur de la publication du Canard Enchaîné, relatant sa rencontre avec Jean-Luc Porquet le 11 mars 2010. À voir en ligne sur www.santepublique-editions.fr.




















[162] Lettre déposée le 15 mars 2012 au service courrier de France Télévisions à l’attention de David Pujadas, contenant des extraits de la lettre déposée le 14 mars 2012 au siège de campagne de François Hollande par Annie Lobé. À voir en ligne sur www.santepublique-editions.fr. Voir les questions de Jean-François Copé à François Hollande sur le nucléaire dans l’émission Des paroles et des actes du 15 mars 2012.









 

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Réussir sa scolarité et ses examens

Nouveau capitalisme ou nouvelle guerre ?

 

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[129] Veerman JL, Healy GN, Cobiac LJ, Vos T, Winkler EA, Owen N, Dunstan DW (2011) Television viewing time and reduced life expectancy : a life table analysis. Br J Sports Med, Aug 15 (Epub ahead of printing).

[130] Grontved A, Hu FB (2011) Television viewing and risk of type 2 diabetes, cardiovascular disease, and all-cause mortality : a meta-analysis. Jun 15;305(23):2448-55. Cité par Le Monde, 8 octobre 2011, p. 4 : « Télé : attention danger public ».

[131] Lindstrom HA, Fritsch T, Petot G, Smyth KA, Chen CH, Debanne SM, Lerner AJ, Friedland RP (2005) The relationships between televisions viewing in middlife and the development of Alzheimer’s disease in a case-control study. Brain Cogn, Jul;58(2):157-65. Epub 2004 Dec. 22.

[132] Leparisien.fr, 4 février 2013 : « Fertilité : trop de télé nuirait gravement à la qualité du sperme ».

[133] La fée électricité, op. cit., Chapitre 8, p. 93-103 : « Électropollution des lieux de vies : des mesures étonnantes ». Et Chapitre 10, p. 117-130 : « La télévision : très loin devant, encore plus loin derrière et sur les côtés. »

[134] Sortie des ions calcium (efflux) au niveau cellulaire, voir Mécanisme d’action des ondes électromagnétiques sur les organismes vivants, par Annie Lobé, SantéPublique éditions. www.santepublique-editions.fr.

[135] Salti R, Tarquini R, Stagi S, Ferfetto F, Cornélissen G, Laffi G, Massoccoli G, Halberg F (2006)
Age dependant association of exposure to television screen with children’s urinary melatonin excretion, Neuro Endocrinol Lett. Feb-Apr ;27(1-2) : 73-80.

[136] www.inserm.fr/thematiques/cancer/dossiers/cancer-et-travail-travailler-avec-ou-après-un-cancer

[137] Mon enfant a un cancer, Institut national du cancer (INCA) et Société française de lutte contre les cancers et les leucémies de l’enfant et de l’adolescent (SFCE), août 2009, p. 12.
www.e-cancer.fr/dmdocuments.inca-mon-enfant-a-un-cancer.pdf.

[138] L’Indépendant, mercredi 16 janvier 2013, p. 12 : « Le froid et la grippe à l’origine d’une surmortalité en 2012 ».

[139] Haut Comité de la santé publique (2002) La Santé en France 2002. La Documentation française, ISBN 2-11-005112-4, p. 22. Voir le développement à ce sujet dans La fée électricité, op. cit., p. 303-312.

[140] Haut Comité de la santé publique (1996) La Santé en France 1996, La Documentation française, ISBN 2-11-003654-0, p. 18.

[141] htpp://france-inflation.com/dette_publique_france_depuis_1800.php

[142] Loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France. http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_du_3_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France : La polémique sur le fait de savoir si cette loi empêchait ou non la Banque de France de prêter à l’État est stérile dès lors que l’on regarde la courbe de l’évolution de la dette (voir note précédente.

[143] Voir le dossier Nucléaire : Fukushima, et après ? d’Annie Lobé, www.santepublique-editions.fr.

[144] Écouter à ce sujet le topo sonore du 7 avril 2011 sur le site www.santepublique-editions.fr, rubrique Feu nucléaire sur le Japon.

[145] Nuclear Fuel Behavior in Loss-of-coolant Accident (LOCA) conditions, State-of-the-art Report. Nuclear Energy Agency, NEA No. 6846, Organisation for Economic Co-operation and development (OCDE), 2009, ISBN 978-92-64-99091-3.

[146] Charpak G, op. cit. p. 173.

[147] Communiqué n° 13 du 31 mars 2011 de l’association Robin des bois, www.robindesbois.org.

[148] Selon Greenpeace, cité par www.dissident-media.org/stop_nogent/107_epr_coface.html : « Vente à prix cassé de l’EPR à la Finlande grâce à la Coface ».

[149] www.ressources-solidaires.org/L-Europe-s-interroge-sur-la : « L’Europe s’interroge sur la légalité de l’aide Coface à l’EPR finlandais », jeudi 26 avril 2006, par Sébastien Godinot, Les Amis de la Terre.

[150] www.senat.fr/questions/base/2004/qSEQ040713307.html : question de la sénatrice Marie-Christine Blandin publiée dans le JO Sénat du 22 juillet 2004, p. 1610, et réponse publiée dans le JO Sénat du 16 février 2006, p. 413.

[151] Voir le reportage de Patrick Hesters présenté au 19-20 de France 3 le 8 avril 2000, sur www.ina.fr/video/CAC00020734.

[152] Film d’Alain de Halleux Tchernobyl 4 ever, à voir sur www.youtube.com/watch?v=X0pWrBO7RFA. Durée totale 54,59 minutes. Voir les témoignages sur ce point à partir de la 38ème minute.

[153] La 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris a en quelque sorte fourni un épilogue à ce long article en déboutant, le 17 mai 2013, Anne Lauvergeon de sa plainte en diffamation à l’encontre du rédacteur d’un rapport interne sur cette escroquerie, qui en avait fait état dans la presse.

[154] La femme qui résiste, avril 2012, Plon.

[155] Voir notamment les critiques formulées dans l’édition du 6 septembre 2012 à l’égard de l’article publié le 22 août 2012 dans le Nouvel Observateur par Vincent Jauvert qui révélait, pour la première fois dans la grande presse, le problème de la piscine n° 4 de Fukushima : http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20120822.OBS0162/enquete-fukushima-et-si-le-pire-etait-a-venir.html. http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/09/fukushima-la-d%C3%A9sinformation-continue.html.

[156] www.transition-energetique.gouv.fr/instances/comite-pilotage. À l’annonce de sa nomination, les associations Greenpeace et Sortir du nucléaire ont annoncé qu’elles refuseraient d’y participer.

[157] Intervention au 20 h de France 2, le 28 mars 2013.

[158] Paris Match n°3338, 9 mai 2013, page de couverture et p. 52.

[159] “En mars le nombre de chômeurs en France n’a jamais été aussi élevé.” www.20minutes.fr/economie/1145221-20130425-mars-nombre-chomeurs-france-na-jamais-ete-aussi-eleve

[160] Lettre du 12 mars 2010 d’Annie Lobé à Michel Gaillard, directeur de la publication du Canard Enchaîné, relatant sa rencontre avec Jean-Luc Porquet le 11 mars 2010. À voir en ligne sur www.santepublique-editions.fr.

[161] Flyers « De l’eau radioactive au robinet en cas d’accident nucléaire » et
« Sortons du nucléaire avant la prochaine catastrophe ».

[162] Lettre déposée le 15 mars 2012 au service courrier de France Télévisions à l’attention de David Pujadas, contenant des extraits de la lettre déposée le 14 mars 2012 au siège de campagne de François Hollande par Annie Lobé. À voir en ligne sur www.santepublique-editions.fr. Voir les questions de Jean-François Copé à François Hollande sur le nucléaire dans l’émission Des paroles et des actes du 15 mars 2012.

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Réussir sa scolarité et ses examens

Nouveau capitalisme ou nouvelle guerre ?

Le coût d’État des gadgets sans fil

Le coût d’État des gadgets sans fil

La décision du gouvernement de distribuer des tablettes wifi à tous les écoliers (entérinée par la loi sur la refondation de l’école votée le 5 juin 2013) aura de graves répercussions sur cette génération, qui sont analysées dans cet article.
Inclut l’article Nouveau capitalisme ou nouvelle guerre ? rédigé en août 2005, ainsi que Réussir sa scolarité et ses examens de la naturopathe Sabine Campion.

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