Envoyez de toute urgence une lettre recommandée ou un mail à François Hollande pour lui demander d'enjoindre à EDF/ENEDIS de renoncer au Linky,
de mettre à l'arrêt la centrale de Fessenheim et de mettre fin à la construction de l'EPR de Flamanville

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Page mise à jour le mardi 21 mars 2017

Ultime lettre recommandée d'avertissement à adresser à
Francois Hollande et son gouvernement avant le 23 avril 2017 :

Linky dernier avertissement à Francois Hollande et son gouvernement   DOC       RTF      PDF

Dans moins de deux mois, le 23 avril 2017, aura lieu l'élection présidentielle. M. François Hollande et son gouvernement devront rendre les clés de la Maison France. Mais puisqu'ils sont encore aux commandes pour quelques semaines, eux seuls peuvent stopper RAPIDEMENT le Linky.

Déployons massivement nos arguments pour les y contraindre ! Nous leur avons déjà tant écrit, sans jamais recevoir de réponse, que nous sommes fatigués de leur silence. Néanmoins, une dernière action s’impose : les prévenir massivement qu’il ne leur reste que peu de temps pour nous délivrer du Linky avant que la Cour de Justice ne s’occupe d’eux.

Comme nous avons, tous, déjà beaucoup dépensé en lettres recommandées, significations, sommations, verrous sur les placards et barricades des compteurs, cette fois-ci nous nous contenterons d’actions « gratuites » :

- Une lettre recommandée adressée en franchise postale à M. le président de la République ; (toute lettre adressée au président de la République est gratuite même lorsqu’elle est adressée en recommandée AR, à condition de libeller l’enveloppe à l’attention de « Monsieur le président de la République », suivi de l’adresse, sans mentionner son nom)
Texte officiel confirmant la franchise postale des courriers recommandés

- Adresses mails des cabinets ministériels :
http://www.santepublique-editions.fr/objects/Linky-adresses-mails-dernier-avertissement-aux-cabinets-ministeriels.rtf

Pour tenir le décompte du nombre de personnes ayant lancé ces ultimes
avertissements, vous êtes invité-e-s à adresser un mail intitulé :
« J’ai averti M. Hollande et son gouvernement »,
mentionnant le numéro de votre bordereau de recommandé au président de la République, à :
info@santepublique-editions.fr





Envoyez de toute urgence une lettre recommandée ou un mail à François Hollande pour lui demander d'enjoindre à EDF / ERDF de renoncer au Linky, de mettre à l'arrêt la centrale de Fessenheim et de mettre fin à la construction de l'EPR de Flamanville !

Annie Lobé a déposé directement à l'Elysée, mardi 3 novembre 2015 après-midi, une lettre adressée à François Hollande concernant le Linky et le nucléaire (avec copies à Laurent Fabius et Ségolène Royal, qui co-pilotaient la COP 21).

L’objectif, en envoyant le plus grand nombre possible de lettres recommandées à François Hollande, est de le contraindre de renoncer au déploiement du Linky dans la France entière. Au 28 mars 2016, le chef de l'Etat a reçu 470 lettres recommandées sans que cela ne suscite de sa part aucune réaction.

Il est important d'amplifier les envois : quand il en aura reçu 4.000, il ne pourra plus faire la sourde oreille !

Les envois recommandés avec avis de réception adressés au Chef de l'Etat sont gratuits (franchise postale) à condition de ne pas indiquer son nom (seulement sa fonction) sur l'enveloppe !

Les médias ont faussement annoncé que l'on ne peut pas s'opposer à l'installation du Linky. La loi publiée le 18 août 2015 n'instaure aucune sanction en cas de refus, donc on peut le refuser. Mais les lettres de refus individuel à ERDF ne suscitent de la part de cette société que des réponses stéréotypées truffées d'arguments fallacieux. Dans certaines villes, ERDF passe carrément outre et installe de force les compteurs Linky, comme à Marseille en ce moment.

Or, au rythme actuel de 130 lettres reçues chaque mois par le chef de l'Etat, la masse critique significative (4.000 lettres recommandées) ne sera même pas atteinte lorsque François Hollande sera sur le point de quitter l'Elysée en mai 2017... Pourtant, exactement comme pour Jacqueline Sauvage*, c'est de lui seul que viendra "la grâce" qui nous épargnera le Linky sur l'ensemble du territoire français. C'est pourquoi il est primordial d'envoyer très rapidement votre lettre recommandée au chef de l'Etat (voir modèle ci-dessous) et de faire connaître cette action autour de vous.

(*Il l'a grâciée le 31 janvier alors qu'elle avait été condamnée pour le meurtre de son mari violent.)

De plus, votre lettre recommandée au chef de l'Etat, de même que celle que vous enverrez à votre maire, vous protège au cas où des dommages ultérieurs surviendraient y compris à cause du Linky des voisins (le responsable Linky chez ERDF a reconnu le 16 janvier sur RMC 8 incendies causés par le Linky pendant la phase d'expérimentation en 2010-2011).

Annie Lobé a recueilli plusieurs témoignages de pannes dès la pose du Linky chez des voisins (en maisons individuelles ainsi que dans le 11ème arrondissement de Paris où le déploiement du Linky est en cours) : ordinateurs et télévision qui s'éteignent tout seuls, téléphones ne fonctionnant plus, machine à laver qui rend l'âme, le réparateur évoque un "problème dans les circuits"... Aucun des incidents (incendies et pannes) déja déclarés par ceux qui ont essuyé les plâtres lors de l'expérimentation menée en 2010-2011 n'a été solutionné !

En cas de pannes, d’incendie, de déclenchement ou aggravation de cancer ou d’électrosensibilité, vous pourrez, grâce à votre lettre recommandée AR*, vous retourner contre l’Etat pour « carence fautive dans la prévention des risques », motif sur lequel ont été gagnés en 2004 plusieurs procès contre l’amiante.
*conservez précieusement votre avis de réception, ainsi que le double de votre lettre signée.

(Grâce à votre lettre recommandée à votre maire, vous pourrez également vous retourner contre lui car sa responsabilité est engagée en tant que propriétaire des réseaux et compteurs électriques.)

Ceux qui, comme vous, auront agi, seront les mieux protégés car ils auront un bon motif pour ester en justice.

Pour envoyer à François Hollande votre lettre recommandée avec avis de réception, utiliser le modèle ci-dessous que vous pouvez personnaliser.

La proposition de lettre à envoyer est volontairement exhaustive pour couper l'herbe sous le pied à ERDF en contrant préventivement ses faux arguments de réponse, également fournis par d'autres autorités pro-Linky :

 lettre recommandée à François Hollande      PDF 2 pages par feuille      DOC       RTF      PDF


Si vous imprimez en recto verso le format PDF en 2 pages par feuilles, cela ne fait que 5 feuilles en tout.

Pour bénéficier de la Franchise Postale de votre envoi recommandé avec avis de réception, libeller votre enveloppe de la façon suivante :

Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS


Si le préposé qui effectue votre envoi n'est pas informé de la franhise postale applicable aux lettres recommandées avec accusé de réception adressées au président de la République, demandez-lui de vérifier avec un collègue plus expérimenté.


Nous vous remercions de bien vouloir adresser par mail à :
info@santepublique-editions.fr
le numéro de votre lettre recommandée, afin que nous puissions comptabiliser le nombre de lettres que le président de la République aura reçues.



Si vous souhaitez envoyer au chef de l'Etat une lettre une exclusivement consacrée au sujet du Linky, vous pouvez utiliser le modèle ci-dessous (dans ce cas, veuillez préciser lors de l'envoi de votre numéro de recommandée à info@santepublique-editions.fr la mention : "version Linky seul") :

 lettre recommandée à François Hollande      PDF 2 pages par feuille      DOC       RTF      PDF

Si vous imprimez en recto verso le format PDF en 2 pages par feuille,  cela ne fait que 3 feuilles en tout.

Si vous n'avez pas d'imprimante, vous pouvez envoyer votre recommandée par Internet via le site :
https://www.laposte.fr/particulier/produits/presentation/envoyer-une-lettre-recommandee-en-ligne-en-toute-simplicite

Si vous souhaitez recevoir par la poste le modèle de lettre imprimé, veuillez envoyer une enveloppe à votre adresse (format A5 pouvant contenir 10 feuilles pliées en 2), timbrée pour un envoi de 100 g (2 timbres), et joindre un timbre à 20 g pour payer le prix des photocopies, à :
SantéPublique éditions
20 avenue de Stalingrad 94260 FRESNES
en indiquant que vous souhaitez recevoir la lettre au président et en précisant quelle version de la lettre vous souhaitez recevoir : "Linky + nucléaire" ou "Linky seul".

Vous pouvez de surcroît envoyer votre lettre à François Hollande par mail
via l'adresse suivante :
http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/
Le formulaire de contact est limité à 8000 caractères, vous devrez scinder la lettre en plusieurs parties pour l'envoyer en totalité, en plusieurs fois (utiliser pour cela la fonction "statistiques" de votre logiciel de traitement de textes).

Merci beaucoup, par avance, à tous ceux qui agiront. Et si vous pouvez faire connaître cette initiative à d'autres personnes, n'hésitez pas.

Vous pouvez aussi envoyer par mail au Chef de l'État "l'Appel pour des technologies sécurisées filaires Contre les réseaux Linky et l'Internet des objets" qui a déja reçu les 489 premières signatures  (format RTF). Pour signer vous-même cet Appel, procéder de la façon indiquée à la toute fin du document, après les signatures.

Encore merci pour votre implication.

Pièces déposées le 3 novembre 2015 à l'Elysée (il n'est pas nécessaire de les joindre à votre courrier) :

 Pièce 1 : Article : Alerte Linky, fiasco… mis à jour le 11.10.2015
 Pièce 2 : Article : EPR-Fessenheim, les centrales infernales… mis à jour le 11.10.2015
 Pièce 3 : Extrait de l’interview du 18.10.2015 de JB Lévy, PDG d’EDF, par JP Elkabbach
 Pièce 4 : p. 15 du rapport du sénateur Ladislas Poniatowski du 15 décembre 2015
 Pièce 0 : Compilation d'articles sur les explosions et incendies provoqués par les smart meters
 Pièce 5 : Conditions générales de vente EDF du 15 juillet 2015 (particuliers)
 Pièce 6 : Conditions générales de vente EDF du 1er novembre 2015 (entreprises)
 Pièce 7 : Article 01net.com 22.11.2014 : « Pirater le CPL de son voisin, c’est simple … »
 Pièce 8 : ERDF Spécifications du profil CPL Linky, 30.09.2009
 Pièce 9 : ERDF Spécification de la couche physique CPL 3
 Pièce 10 : La Nouvelle République 14.10.2015 : Itron 84 départs dans l’ombre…
 Pièce 11 : Que sont les radiofréquences ? http://www.radiofrequences.gouv.fr/spip.php?article38
 Pièce 12 : Témoignages de Brigitte et Jérôme, électrosensibles confrontés au CPL

Pièces jointes à la lettre du 23 juillet 2015 :       Preuves de dépôt par Chronopost   1   2
- Linky, les dessous d’un trafic d’influence (13 p.)
- Gérard Longuet (4 p.)
- Yves Jégo (4 p.)
- Bruno Sido (7 p.)
- Loi de transition énergétique : pourquoi il ne faut pas déployer le compteur Linky en France –note d’Annie Lobé à Madame Royal en prévision du rendez-vous qui n’a pas eu lieu – déposée à son attention au ministère le 24 juin 2015 (5 p.)
- Copie de la lettre du groupe des électrosensibles d’Ile-de-France envoyée par Chronopost à Madame Royal le 7 juillet 2015 (10 p.)
- Liste des 60 documents adressés par Chronopost à Madame Royal par le groupe des électrosensibles d’Ile-de-France les 7 et 22 juillet 2015, avec les liens Internet permettant de voir ces documents (7 p.)
- Transition énergétique et Linky obligatoire : analyse de la séance du 9 juillet 2015 au Sénat (examen et rejet des amendements sur l’article 7bis visant à rendre le Linky non obligatoire) (20 p.)
- Coût et probabilité de l’accident nucléaire en France, note mise à jour le 23 juillet 2015 (4 p.)
- Fiche interne EDF d’intervention Task Force Fessenheim le 13 décembre 2014 (5 p.)
- Extrait du compte rendu de la réunion de l’OPECST du 15 avril 2015, audition de Monsieur Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (7 p.)
- Nucléaire, n’en jetez plus ! (1 p.)
- Vieillissement des centrales nucléaires, premier facteur de risque d’accident en France (1 p.)
- Diaporama Le vieillissement des centrales nucléaires françaises (maj 4.11.2014) (47 p.)
- Copie des lettres adressées à Madame Royal le 16 juin 2014 (7 p.) et le 13 octobre 2014 (8 p.)


Le mardi 13 octobre 2015

Envoyez un mail ou une lettre à François Hollande pour lui dire que vous ne voulez pas que vos impôts servent à recapitaliser AREVA (retraitement des déchets nucléaires) et pour exiger l'arrêt de la construction de l'EPR, l'arrêt de Fessenheim conformément à sa promesse de campagne, et l’arrêt des réacteurs de plus de 30 ans !

Proposition de deux textes à envoyer :
 Nucléaire : n'en jetez plus !       Format DOC       Format RTF       Format PDF

 EPR et Fessenheim : les centrales infernales, mis à jour le 11 octobre 2015
   Format DOC
       Format RTF       Format PDF

Cliquer ici pour accéder à la page permettant d'envoyer un mail à François Hollande

Si vous avez accès à une imprimante, vous pouvez télécharger et imprimer le texte du mail (format PDF) pour l'envoyer par le courrier postal : le courrier adressé au président de la République est en franchise postale.



• AGIR : 15 juin 2015 : Envoyez rapidement un mail ou une lettre à François Hollande pour lui demander de mettre les vieilles centrales nucléaires à l’arrêt    15 juin 2015 : Envoyez un mail aux députés et aux sénateurs    17 février 2015 : Envoyez très rapidement un mail aux sénateurs    13 octobre 2014 : Envoyez très rapidement un mail aux députés pour leur demander de mettre les vieilles centrales nucléaires à l’arrêt    2 mai 2012 : François Hollande répond à Annie Lobé et s’engage par écrit à fermer Fessenheim 13 septembre 2012 : Annie Lobé répond au président François Hollande   20 septembre 2012 : Deuxième lettre d’Annie Lobé au président François Hollande, après la Conférence environnementale 21 septembre 2012 : Troisième lettre d’Annie Lobé à André Claude Lacoste, président de l’ASN

Flyer : Vieillissement des centrales = risque d’accident nucléaire
À distribuer autour de vous et sur les marchés : imprimer en recto verso, puis couper en deux.


Dans une lettre du 2 mai 2012, le président François Hollande a défini les grandes lignes de sa politique énergétique et s’est engagé en toutes lettres à fermer la centrale de Fessenheim, “la plus ancienne de nos centrales”.

Son raisonnement ne tenait pas compte de la réalité des faits, et notamment de l’âge des réacteurs nucléaires français et des conséquences des départs en retraite massifs du personnel d’EDF et d’Areva dans les prochaines années.

François Hollande voulait bien fermer une centrale, mais après l’accident ! Et dans son état actuel, la loi de transition énergétique ne comporte pas un mot sur cet engagement.

Il est donc urgent qu’un maximum de personnes lui envoient la lettre ci-dessous pour lui demander par écrit de tenir sa promesse sur Fessenheim et de fermer les autres vieilles centrales avant l’accident.

  • Envoyez dès aujourd’hui un mail directement à François Hollande, et incitez vos amis et relations à en faire autant.

    Texte proposé : À Monsieur François Hollande, président de la République :

    Avant le deuxième examen de la loi de Transition énergétique prévu avant l’été 2015, je vous demande :

    1) l'abrogation du compteur Linky (articles 7 et 7 bis), l'abrogation de la pose obligatoire du Linky après rénovation thermique (article 5) ; et l'abrogation des dispositions relatives aux opérateurs d'effacement (articles 46 bis)

    2) sur le nucléaire, l'inscription de la limitation de la durée de fonctionnement des réacteurs français à 30 années au maximum (article 1, alinéa 28)

    3) sur l'éolien, l'annulation de la distance de 1.000 mètres entre les éoliennes terrestres et les habitations (article 23).

  • Envoyez-lui dès aujourd’hui gratuitement la lettre ci-dessous directement à l’Elysée, et incitez vos amis et relations à en faire autant.

Vos envois complèteront les courriers qui lui ont été adressés les 13 et 20 septembre 2012, et le 22 novembre 2012, par Annie Lobé. (Voir toutes les lettres envoyées à François Hollande par Annie Lobé entre le 29 octobre 2011 et le 14 mars 2012).

NB : Pas besoin de timbrer votre lettre, les courriers postaux adressés au Président de la République sont acheminés gratuitement, en franchise postale.


NOM, Prénom
Le

2015    

Adresse :
CPVille

Lettre ouverte à  Monsieur François Hollande
   Président de la République Française
Lettre envoyée en franchise postale Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg Saint Honoré
    75008 PARIS

 

Objet :  Mise à l’arrêt des réacteurs nucléaires vieux de plus de 30 ans

 

Monsieur le Président de la République,

Vous avez pour objectif de réduire la part du nucléaire dans la production électrique française de 75 à 50 % à l’horizon 2025. Cela suffira-t-il à garantir la France contre l’accident nucléaire ? J’ai la certitude que non, et voici pourquoi.

En premier lieu, 83 % de notre parc nucléaire (soit 48 réacteurs sur 58) ont déjà atteint ou dépassé l’âge limite de fonctionnement prévu par ceux qui les ont construits, qui est de 25 ans et non pas de 30 ans comme on a voulu le faire croire.

Or, à partir d’une vingtaine d’années de fonctionnement, le risque d’accident nucléaire augmente chaque année de manière significative. C’est la raison pour laquelle au niveau mondial, où 107 réacteurs ont été arrêtés, leur âge moyen au moment de la fermeture était de 21 ans (voir la conférence Le vieillissement des centrales nucléaires françaises sur le site www.santepublique-edtions.fr)

En second lieu, plus de 30 % des employés d’EDF vont partir la retraite dans les quatre prochaines années, selon Henri Proglio, le Pdg d’EDF (Aujourd’hui en France, vendredi 5 octobre 2012, p.8).

Bertrand Reynier, co-directeur du master Nuclear Energy, formation qui réunit plusieurs établissements d’enseignement supérieur formant la nouvelle génération d’ingénieurs du nucléaire, affirme (Le Point, 18 octobre 2012, article : « Le filon du nucléaire » p. 118-120) :

« EDF et Areva ont beaucoup recruté dans les années 70. Avec les départs en retraite, 40 % des postes vont devoir être remplacés. »

La conséquence concrète de ces départs en retraite sera la multiplication de tous les dangers du fait de la perte de compétence, perte d’expérience, perte de mémoire de l’existant, et par conséquent, perte de maîtrise de la sûreté.

La fermeture de la centrale de Fessenheim ne suffira donc pas à garantir la France contre l’accident nucléaire.

La réalité des faits, c’est que la prolongation du fonctionnement d’une centrale nucléaire est à la fois un facteur d’accident majeur et une aberration économique : la vétusté augmente statistiquement et exponentiellement la probabilité de survenue d’un événement incontrôlable, et le coût de la maintenance couplé avec la durée des arrêts de tranche nécessaires à sa réalisation accroissent le prix de revient de l’électricité produite, de sorte que, soit la rentabilité est inaccessible, soit le prix de vente de l’électricité devient prohibitif.

Contrairement aux aléatoires événements climatiques et sismiques, dont la survenue n’est pas certaine, l’inéluctable vieillissement des centrales a pour corollaire la certitude statistique de l’accident majeur. La seule inconnue est la date à laquelle se produira cet accident.

Si un accident grave se produit pendant votre présidence, qui sera tenu pour responsable ? C’est vous qui serez tenu pour responsable.

Et en plus, vous n’êtes pas assuré, en tant que Chef de l’Etat, comme le révélait le rapport de la Cour des Comptes du 31 janvier 2012 Les coûts de la filière électronucléaire, p. 240-264 : « Le montant maximum de la responsabilité de l’exploitant est de 91,5 millions d’euros par accident survenant dans une installation nucléaire » (p. 251, 253 et 257).

Et « L’exploitant n’est pas tenu pour responsable des dommages causés par un accident nucléaire si cet accident résulte directement (…) de cataclysmes naturels de caractère exceptionnel » (p. 248).

Or, quel est le coût d’un accident nucléaire ? « L’AIEA a cherché à évaluer le coût de l’accident de Tchernobyl, qui s’élèverait à plusieurs centaines de milliards de dollars » (p. 241).

(p. 242, voir note 200) L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a évalué

entre 600 et 1.000 milliards d’euros

le coût d’un accident de type Tchernobyl ou Fukushima survenant en France incluant : « restrictions aux exportations, à la production agricole, surcoût de production ou d’achat d’électricité et baisse du tourisme notamment ».

Vous qui peinez à trouver 30 milliards d’euros en 2012 pour rassurer les banques qui détiennent la dette publique française, où trouverez-vous ces centaines de milliards d’euros en cas d’accident nucléaire sur le sol français ?

Comment ferez-vous pour m’indemniser si l’accident nucléaire me contraint à abandonner mon domicile ou entraîne la perte de mon emploi ?

Vous et moi savons que vous n’en aurez pas les moyens ! Un accident nucléaire provoquerait la ruine de la France et des Français !

Si vous souhaitez vous épargner le calvaire d’avoir à gérer une catastrophe nucléaire sur notre territoire durant votre présidence, il vous faudra planifier l’arrêt des réacteurs nucléaires dans un délai infiniment plus court que celui que vous envisagez.

L’ensemble des informations ci-dessus m’incite à vous demander solennellement d’arrêter dans les quatre ans qui viennent l’ensemble des réacteurs de plus de 25 ans, de redéployer les personnels les plus compétents car dotés d’expérience, sur les réacteurs laissés en fonctionnement. Quant à l’embauche de nouveaux salariés, elle se fera, bien sûr, mais dans l’optique du démantèlement.

« Le démantèlement demande des compétences importantes. Même si le nucléaire s’arrêtait du jour au lendemain, on aurait assez d’activité pour trente à quarante ans ! » prévient Serge Coulon, responsable du master Sûreté nucléaire aux Arts et métiers. (Le Point, 18 octobre 2012, p. 120)

Il y a là matière à rassurer les personnels d’EDF qui craignent pour leur emploi en cas d’arrêt rapide du nucléaire français, n’est-ce pas ?

Une catastrophe nucléaire n’a jamais de fin. Elle marquerait dans leur chair ces générations futures auxquelles vous voulez donner la priorité, car la radioactivité modifie l’ADN. Compte tenu de l’exiguïté de notre territoire à l’échelle des émanations radioactives, les femmes enceintes seraient forcées d’avorter, sous peine de donner naissance à des êtres humains monstrueux, comme ceux photographiés à Tchernobyl par Paul Fusco.

L’économie serait dévastée, les récoltes rendues non comestibles. C’en serait fini de la gastronomie et des vins français. Ceux qui le peuvent partiraient le plus loin possible, mais seraient ruinés car la valeur de leur patrimoine immobilier chuterait immédiatement et irrémédiablement. Quant aux autres, ils seraient livrés à eux-mêmes, aucune évacuation totale de la population n’étant possible.

Je refuse d’être l’otage d’un tel niveau de risque.

C’est pourquoi je vous demande, en tant que Président de la République, d’éviter à tout prix, sur le sol français, le cauchemar d’un accident qui provoquerait la ruine de notre beau pays.

L’arrêt des centrales est la seule garantie de « sûreté » nucléaire.

Quitte à mettre la main à la poche, je préfère que ce soit pour isoler mon logement ou abandonner le chauffage électrique afin de réduire ma consommation, plutôt que de jeter mon argent dans le puits sans fond d’un renforcement des circuits de secours des centrales nucléaires, dont rien ne garantit qu’ils seront à la hauteur en cas de problème.

À cet égard, j’attire votre attention sur l’affirmation de Monsieur André-Claude Lacoste, Président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), qui présentait, fin juin 2012, un millier de prescriptions faites par son institution pour être mises en application d’ici 2018, en réponse à la question : « Une fois toutes ces mesures appliquées, la sécurité du parc nucléaire sera-t-elle assurée ? » (Le Monde, 29 juin 2012, p. 6) :

« Fukushima a confirmé ce que j’ai toujours dit :
 personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d’accident nucléaire en France. »

Par conséquent, de l’aveu même de celui qui est chargé de la sûreté nucléaire en France, prolonger nos réacteurs jusqu’à 30 ans et au-delà, c’est jouer avec le feu.

L’arrêt des centrales avant l’accident reste donc la seule garantie de sûreté nucléaire, pour qui veut tirer pleinement les conséquences correctes de la déclaration du Président de l’Autorité de sûreté nucléaire.

Si un tsunami ou un tremblement de terre sont improbables sur le sol français (quoique la centrale du Tricastin serait mise à mal en cas de nouveau séisme identique à celui survenu en Provence le 11 mars 1909, une date qui n’est pas si lointaine…), la rupture de l’alimentation électrique ou de l’alimentation en eau, cause d’accident nucléaire, pourraient être causés, en France, par une tempête ou par la sécheresse.

Notre territoire n’est pas à l’abri d’un phénomène climatique exceptionnel aux conséquences dramatiques. Comme vous le savez, la catastrophe a été évitée de justesse au Blayais en 1999, à 42 kilomètres de Bordeaux. Mais rien ne prouve que si un tel incident se reproduisait aujourd’hui, son issue serait encore favorable.

Car en effet, depuis plus de deux décennies, la sous-traitance a eu un tel impact négatif sur les interventions de maintenance et les contrôles qu’un retour à l’emploi direct des techniciens par EDF, bien qu’il soit nécessaire, ne suffirait pas à garantir la France contre un accident nucléaire (voir Les dossiers du Canard Enchaîné n° 121 : « Nucléaire, c’est par où la sortie ? Le grand débat après Fukushima », p. 47-49).

Vous savez que le Réseau Sortir du nucléaire a révélé le 2 mai 2012 que des éléments fragiles à la rupture sont volontairement laissés en place par EDF dans le circuit primaire de 31 réacteurs. C’est la porte ouverte à un accident de type Fukushima !

Vous êtes donc acculé à gérer le vieillissement du parc nucléaire.

À propos de Fessenheim, l’ASN a fixé à l’exploitant EDF jusqu’au 1er juillet 2013 pour épaissir le radier, le plancher en béton situé sous chacun des deux réacteurs de Fessenheim, dont l’épaisseur n’est que de 1,50 mètres. Or, « On sait qu’un cœur complet fondu de réacteur (environ 100 tonnes) est capable, dans le pire des cas, de traverser près de 20 mètres de béton » (Science & Vie, Hors-série Spécial Japon, avril 2011, p. 21)

Tous les professionnels de la construction vous confirmeront qu’il est impossible d’épaissir le plancher d’une construction, quelle qu’elle soit, sans la détruire ? En admettant cela soit techniquement faisable, les taux de radioactivité du sol et du sous-sol de la centrale rendent ces travaux irréalisables.

EDF prétend que cette centrale lui rapporterait 300 millions d’euros par an. Mais en réalité cette centrale n’est pas et ne sera jamais rentable : les coûts, depuis l’origine, de sa maintenance et du manque à gagner résultant des arrêts de production nécessaires sont supérieurs aux recettes générées par la vente de l’électricité qu’elle a produite (« Une rentabilité inaccessible », Réseau Sortir du Nucléaire, Dernières nouvelles de Fessenheim, avril 2009).

EDF a investi 280 millions d’euros dans cette centrale depuis la catastrophe de Fukushima. Mais depuis le 5 octobre 2014, ses deux réacteurs sont à l’arrêt. L’un, pour arrêt de tranche (remplacement des barres de combustible) et l’autre, à cause d’une « surconsommation d’eau ». Autrement dit, il y a des fuites !

Un professionnel dont la mission, pour le compte d’un sous-traitant d’EDF, consiste à introduire dans les tuyauteries des centrales, avec l’aide de robots immunisés contre les radiations, des caméras qui contrôlent l’usure des matériaux. Cet homme qui ausculte l’ensemble des centrales françaises affirme qu’à la centrale de Fessenheim, « La situation n’est pas acceptable ». Il préconise de la fermer « sans délai ».

Mieux vaut, donc, stopper immédiatement l’exploitation de cette centrale, avant d’y gaspiller des fortunes pour la faire tourner deux ans de plus.

Il est tout aussi inutile de continuer à financer la construction de l’EPR, au coût unitaire de 6 milliards d’euros, qualifié de « réacteur le plus dangereux du monde » par le groupe d’experts Global Chance le 8 décembre 2011, et dont nul ne sait si et quand il fonctionnera (voir les révélations des Dossiers du Canard, p. 42-44).

Le remake du fiasco de Superphénix (ibid. p. 70) se profile déjà à l’horizon…

Concernant l’EPR finlandais actuellement en construction par Areva, la Finlande s’est engagée à le payer 3 milliards d’euros, mais pas un centime de plus. Le surcoût (on évoque déjà une ardoise totale de 6 milliards d’euros), est pris en charge par la Coface. Donc finalement, c’est vous et moi qui payons !

Ne serait-il pas plus raisonnable d’arrêter les frais et de construire rapidement des centrales au gaz pour gérer la transition avec les énergies renouvelables ?

EDF a mis à l’arrêt ses centrales électriques alimentées par le fioul lourd issu des raffineries du groupe pétrolier Total, situées sur le sol français. Il serait judicieux de remettre en service ces centrales en les équipant de nouveaux filtres antipollution et de systèmes de désulfurisation performants.

Au final, le gaspillage nucléaire nous aura coûté vraiment très cher, et il coûtera de plus en plus cher. Philippe de Ladoucette, le président de la Commission de régulation de l’énergie, a annoncé le 16 janvier 2012 une augmentation prévisible de 30 % du prix de l’électricité d’ici 2016. Et en effet, entre le 1er janvier 2012 et le 1er janvier 2014, nous sommes à la moitié du gué, avec 15,5 % d’augmentation en deux ans. Combien de familles ne pourront plus se chauffer dans cinq ou dix ans si le nucléaire et son corollaire, le chauffage électrique, restent le premier choix de la France ?

Il faut que la loi de transition énergétique programme la fermeture imminente des 9 centrales nucléaires comportant les 30 réacteurs qui ont plus de 30 ans.
Cela nécessite

  • de réduire immédiatement le gaspillage,
  • de remettre en fonctionnement les centrales électriques au fioul,
  • de lancer un ambitieux programme de recherche & développement sur les énergies renouvelables. Avec la société Vergnet, la France est déjà en pointe sur le petit éolien.

Dans l’attente votre réponse écrite, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma considération la plus haute.

 

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